La CLCV assigne en justice deux sites de vente à distance

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La CLCV assigne en justice deux sites de vente à distance
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Ces deux entreprises pratiqueraient en effet la reprise "un pour un" payante qui contrevient à une directive européenne.

L'association de défense des consommateurs CLCV a annoncé mercredi qu'elle assignait en justice deux sites de vente à distance, Grosbill, une filiale d'Auchan, et Delamaison (Adeo), qu'elle accuse d'avoir imposé à leurs clients des "clauses illicites et/ou abusives". Ces deux entreprises pratiqueraient en effet la reprise "un pour un" payante. Or, depuis 2005, une directive européenne stipule que pour tout nouvel appareil acheté en magasin ou sur Internet, le vendeur est tenu de reprendre l'ancien gratuitement. 20 euros par produit L'association a passé à la loupe les pratiques de 22 sites Internet marchands, qui vendent des équipements électriques et électroniques. "Chez Grosbill, il faut ainsi choisir la livraison premium dont le prix est indiqué lors de la commande et, pour bénéficier de la reprise, il faut ajouter 20 euros par produit ! A vous décourager de vous faire livrer", écrit la CLCV dans un communiqué. De son côté, facture en plus la reprise pour un co�"t de 22 euros. Des pratiques illicites qui l'ont poussée à assigner ces deux sites en justice. Reprise gratuite "Depuis 2006, l'éco-participation payée par les  consommateurs sur chaque produit doit être affichée. Près de 74% des sites enquêtés respectent cette obligation. C'est bien. Mais sept années après l'entrée en vigueur du dispositif, c'est insuffisant", dénonce encore la CLCV. Si la reprise gratuite est bien prévue par 31% des sites, 52% restent dans le flou et ne donnent pas d'information sur la reprise.