La CFDT juge que l'accord décroché pour Florange est "acceptable"

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La CFDT juge que l'accord décroché pour Florange est "acceptable"
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Même s'il n'est "pas possible de faire une confiance aveugle à Mittal", pour Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT...

La CFDT se démarque dans le dossier Florange, au milieu du flot de critiques qui dénoncent l'accord conclu entre le gouvernement et ArcelorMittal. Laurent Berger, le secrétaire général du syndicat, évoque ce matin dans 'Le Parisien' une "solution acceptable", même s'il estime qu'il n'est "pas possible de faire une confiance aveugle à Mittal". "Déception légitime "Il y a eu un cafouillage gouvernemental, c'est une évidence. Et, bien sûr il y a aujourd'hui une déception légitime qui est forte chez les salariés. La nationalisation n'a pas été possible mais cela a quand même pesé pour sortir du bras de fer avec Mittal", explique le successeur de François Chérèque à la tête de la CFDT. Au terme de l'accord signé avec l'Etat, ArcelorMittal s'est engagé à ne pas licencier. Le géant de l'acier doit investir 180 millions d'euros sur le site durant cinq ans et assure être toujours prêt à soutenir Ulcos, projet européen de production d'acier à faible émission de CO2, même s'il a retiré sa candidature dans l'immédiat. "Tenir sa parole" Les représentants des salariés, eux, espéraient une nationalisation transitoire suivie d'une cession à un autre industriel, comme le proposait aussi le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg. "Une autre solution a été retenue. Elle est acceptable pour la CFDT. Ce n'est pas quand même tous les jours que l'Etat français arrive à contraindre une multinationale à s'engager pour préserver les emplois", estime Laurent Berger. Il n'est néanmoins "pas question d'arrêter le conflit. Mais il faut savoir rentrer dans la phase où l'on contraint le patron à tenir sa parole. Nous allons continuer l'action syndicale pour vérifier que ces trois engagements-là vont être tenus", indique le patron de la CFDT...