La BCE injecte 529,5 milliards d'euros dans le circuit financier

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La BCE injecte 529,5 milliards d'euros dans le circuit financier
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La Banque centrale européenne a servi 529,531 milliards d'euros au terme de sa deuxième opération de refinancement à trois ans à taux réduit...

Record battus pour la nouvelle opération dite "LTRO"... La Banque Centrale Européenne a reçu 529,5 milliards d'euros de demandes de la part de 800 établissements financiers dans le cadre de sa seconde offre de prêts à 3 ans, bien au-delà des 470 milliards d'euros projetés par les économistes, et des 489 milliards d'euros demandés par 523 banques lors de la première opération de ce type en décembre dernier. Ces fonds, prêtés pour 1.092 jours à des conditions extrêmement avantageuses, doivent permettre de soutenir l'économie européenne et de renforcer les faciliter le financement des banques. L'agence Fitch expliquait hier soir que les opérations de financement à long terme menées par la BCE ont un indéniable effet stabilisateur sur les marchés. Le LTRO de décembre avait grandement contribué à calmer les craintes du marché sur la situation financières de la zone euro et de ses banques. "Le LTRO de décembre a ouvert l'accès à des liquidités de moyen terme qui avaient été asséchées pour un nombre grandissant d'établissements européens", expliquait Bridget Gandy, en charge des institutions financières chez Fitch, avant de souligner l'efficacité du dispositif pour "restaurer un certain degré de confiance dans les obligations des banques européennes, et réduire les tensions sur les taux souverains". La spécialiste pense que le premier LTRO a empêché la dégradation de la notation crédit de certains établissements. Le bureau d'études GaveKal écrivait dans un commentaire publié ce matin que la BCE et les régulateurs nationaux allaient pousser les banques à répondre massivement à cette seconde opération LTRO, qui présente, de son point de vue, trois gros avantages : d'abord il supprime le risque d'une crise de type "Lehman Brothers" en Europe, ensuite il apparaît acceptable aux yeux des parlementaires allemands et de la Bundesbank, et enfin il re-nationalise la dette publique italienne et espagnole (grâce à fonds obtenus par les établissements du pays qui servent à désintéresser les créanciers extérieurs) et réduit par conséquent le risque de crise systémique...