La bataille pour la présidence du Medef s'annonce rude...

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La bataille pour la présidence du Medef s'annonce rude...
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Hier, le comité des sages s'est prononcé en faveur d'un changement des statuts...

La guerre de succession fait rage au Medef, alors que le Comité des sages de l'organisation patronale - composé de sept membres - a recommandé lundi à l'unanimité que le mandat du président du mouvement soit désormais systématiquement de cinq ans, sans aucune limite de nombre. La présidence à vie ne sera toutefois pas envisageable, le comité statutaire recommandant de fixer un âge butoir, à 67 ans. Actuellement, le président du Medef est élu pour cinq ans et son mandat n'est renouvelable qu'une fois pour trois ans. Laurence Parisot n'est pas encore candidate officielle  "Si cette réforme devait être adoptée par le Conseil exécutif puis surtout par l'Assemblée générale, je pourrais briguer un nouveau mandat", a indiqué mardi matin l'actuelle patronne du Medef, Laurence Parisot, au micro d'Europe 1. "Je ne pourrais confirmer ma candidature qu'à ce moment là", a-t-elle souligné. Les statuts actuels ne lui permettent pas de se présenter, cette dernière ayant été élue en 2005 et reconduite en 2010, son mandat s'arrête en principe en juillet. Passage en force pour ses rivaux Parmi les candidats déclarés, les critiques se font nombreuses au lendemain de cette décision. "Ce n'est pas une surprise que le comité statutaire nommé par Laurence Parisot émette un avis (...) je reste contre le fait qu'on puisse modifier les statuts à trois mois d'une élection (...) le changement des statuts est typiquement pour que Laurence Parisot reste à son poste, cela n'est pas très démocratique", a regretté le président du Groupe des fédérations industrielle, Pierre Gattaz sur France 2. De son côté,  le candidat, Geoffroy Roux de Bézieux s'est prononcé en faveur de mandats courts. "Le sentiment majoritaire c'est qu'il faut à la tête du Medef, un patron en activité et que c'est impossible de combiner cette fonction pendant 10 ou 15 ans et l'activité d'entreprise", a-t-il expliqué sur France Inter. "La vraie étape c'est l'AGE - Assemblée Générale Extraordinaire - et je ne crois pas que cela (la réforme de statuts) sera accepté", a-t-il ajouté. Outre ces deux personnages, l'ancien médiateur de la sous-traitance Jean-Claude Volot et le patron parisien de PME Thibault Lanxade se sont également portés candidats.