"La baisse du co�"t du travail n'est pas une question taboue", pour le gouvernement

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"La baisse du co�"t du travail n'est pas une question taboue", pour le gouvernement
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Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici a assuré qu'il y aurait une baisse des charges patronales pour relancer la compétitivité.

A deux semaines de la remise du rapport de l'ancien patron d'EADS, Louis Gallois sur la compétitivité, le ministre de l'Economie Pierre Moscovici s'est dit favorable à un allègement des charges sur le travail, tout en actionnant d'autres leviers en parallèle. "Le coût du travail n'est pas une question taboue " Contrairement à ce qui est réclamé par plusieurs chefs d'entreprises, le gouvernement ne souhaite pas appliquer un "choc de compétitivité". "Nous voulons une politique forte (...) qui passe par deux choses : la compétitivité hors coût (formation, rigidité), et la question du coût du travail, c'est là-dessus que nous attendons la remise du rapport Gallois. Ce n'est pas une question taboue", a rappelé ce mardi matin, Pierre Moscovici, sur RTL. " Il faudra qu'il y ait une partie d'allègement de charges ", a ajouté le ministre, soulignant qu'il devait y avoir des arbitrages fiscaux à ce sujet. Pas de hausse de la CSG, en contrepartie D'après les informations parues dans la presse, le rapport Louis Gallois recommanderait une baisse des charges patronales et salariales de 30 milliards d'euros sur deux ou trois ans, comme le demande le Medef, mais rien n'a été officiellement confirmé. En contrepartie, il suggèrerait une hausse de la TVA - déjà écartée par le gouvernement - ou de la CSG . "Je ne suis pas favorable à cela", a encore indiqué le ministre. "Nous trouverons d'autres recettes si cette décision est prise, cela peut exister", a-t-il martelé. Sur RMC, le ministre délégué à l'Economie sociale et solidaire, a d'ailleurs proposé de "moduler les cotisations patronales en fonction de la richesse produite, pas uniquement sur la masse salariale". Benoît Hamon a pris l'exemple d'une "grande entreprise de main d'oeuvre, avec beaucoup de salariés " et donc de cotisations et "d'une entreprise de services plus modeste dégageant le même chiffre d'affaires avec moins de salariés, "comme dans la pub". Ce genre de sociétés pourraient compenser la baisse des charges pour d'autres entreprises, afin que l'effort ne pèse pas uniquement sur les salariés. Une piste qui reste à l'étude, a précisé Benoît Hamon.