L'Unef épingle une trentaine d'universités pour frais de scolarité illégaux

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L'Unef épingle une trentaine d'universités pour frais de scolarité illégaux
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L'Unef s'est penché sur les pratiques illégales dans les universités en matière de droits d'inscription...

Un master de sciences à 9.000 euros à l'université d'Aix Marseille, ou à 15.000 euros pour le diplôme LLM à Paris 2... Pour la huitième année consécutive, le syndicat étudiant Unef s'est penché sur les pratiques illégales dans les universités en matière de droits d'inscription. Trente établissements ont été épinglés cette année, contre 40 en 2011. L'Unef note donc que plusieurs d'entre eux sont "rentrés dans le rang", après des condamnations. Mais les abus se poursuivent : six universités (contre treize en 2011) présentent des frais illégaux de plus de 400 euros et allant jusqu'à 800 euros. Il s'agit de Grenoble 2, Paris 1, l'ENPC, Strasbourg, Toulouse 1 et Mulhouse. La majorité des pratiques illégales concerne "des frais complémentaires obligatoires au titre de frais de dossiers, de frais de bibliothèque ou d'accès à l'informatique". L'Unef s'arrête notamment sur le cas de l'université de Grenoble 2, qui "exige des étudiants inscrits à l'IAE qu'ils s'acquittent de 800 euros pour bénéficier des ressources informatiques et multimédia". Pourtant, les universités sont tenues, selon la loi, de proposer ces services sans frais supplémentaires. L'Unef note que de plus en plus d'établissement trouvent des moyens de contourner la loi, d'où l'apparition d'un "foisonnement de diplômes d'université (dont le montant est libre à la différence des diplômes nationaux), parfaitement légaux mais totalement contraire au principe de service public". Le master de sciences à 9000 euros à l'université d'Aix Marseille, ou le diplôme LLM à Paris 2 proposé à 15.000 euros font partie de ces nouveautés...