L'Ufip plaide pour l'exploration des hydrocarbures de schiste

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L'Ufip plaide pour l'exploration des hydrocarbures de schiste
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Pour assurer le futur énergétique de la France...

Au moment où la demande énergétique ne cesse de croître, la France doit faire un inventaire de ses ressources en gaz et pétrole non conventionnels, estime l'Union française des industries pétrolières dans un livre blanc publié mercredi. "En nous privant, en France, de cette connaissance - la fracturation hydraulique étant interdite depuis 2011 sur notre territoire -, nous renonçons à disposer d'un paramètre essentiel pour définir la politique énergétique de notre pays", estime-t-elle. L'équivalent de 100 ans de consommation de gaz ? Faute d'études existantes, la France ne dispose pour le moment que de quelques estimations, très incertaines. L'Ufip souligne ainsi que les ressources en gaz de schiste, probablement situées dans le sud-est de la France et la vallée du Rhône, pourraient s'élever à 5.100 milliards de m3, soit l'équivalent de 100 ans de consommation française actuelle. De même, l'exploration en pétrole de schiste dans le bassin parisien pourrait encore contenir jusqu'à 10 % de la consommation française sur trente ans. Côté prix, si l'impact est difficile à évaluer, l'Ufip note que cela permettrait au moins "de stabiliser le prix du gaz et d'empêcher son augmentation", permettant aux entreprises de gagner en compétitivité et de ré-industrialiser la France. Le développement de ces activités, attirerait de nouveaux investisseurs et entreprises de services parapétroliers, créant des emplois directs et indirects. Limiter l'impact environnemental L'interdiction de l'exploration et de l'exploitation des gaz de schiste en France, est liée à la technique de fracturation hydraulique, jugée très polluante. Sur ce point, l'Ufip tente de rassurer : "les industriels ne cessent d'améliorer leurs techniques et procédures pour développer de façon responsable les hydrocarbures de schiste", assure-t-elle. Dans les pays où l'exploration est autorisée, ces derniers ont de plus en plus recours aux additifs biodégradables et les consommations d'eau sont réduites. "Le développement de technologies alternatives à la fracturation hydraulique constitue une autre piste de recherche", ajoute l'Ufip. Phase d'étude parlementaire Le Parlement français a justement annoncé la semaine dernière le lancement d'une étude des différentes techniques d'exploitation du gaz de schiste "propres" qui pourraient exister. Mais pour les associations environnementales, ce n'est pas sur cette voie qu'il faut s'engager pour assurer le futur énergétique de la France. "Se lancer dans l'exploitation des gaz de schiste aujourd'hui revient à faire un bras d'honneur à tous les processus de lutte contre le dérèglement climatique dans laquelle la France est engagée", regrette Greenpeace, qui appelle les pouvoirs publics à se tourner vers les énergies renouvelables, "qui font déjà des merveilles dans d'autres pays".