L'UFC attaque Facebook, Twitter et Google+ sur les données personnelles

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L'UFC attaque Facebook, Twitter et Google+ sur les données personnelles
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Elle estime que certaines clauses de ces réseaux sociaux sont abusives...

La gestion des données personnelles faite par les réseaux sociaux est une fois encore dans le viseur de l'UFC Que Choisir, qui a décidé de frapper fort... L'association de consommateurs a ainsi fait savoir mardi qu'elle assignerait Facebook, Twitter et Google Plus devant le Tribunal de Grande Instance de Paris, jugeant certaines de leurs clauses "abusives" ou "illicites". Pas de changement En juin 2013, l'UFC les avait mis en demeure de modifier certaines de leurs clauses. Les trois réseaux sociaux n'ont pas répondu à l'appel, d'où le lancement de l'action en justice... "Les conditions sont toujours aussi inaccessibles, illisibles, remplies de liens hypertextes - entre 40 et 100 liens hypertextes - renvoyant parfois à des pages en langue anglaise. Pire, les réseaux persistent à s'autoriser très largement la collecte, la modification, la conservation et l'exploitation des données des utilisateurs et même de leur entourage", regrette l'association de consommateurs dans un communiqué. Vers une modification des règles européennes Récemment, la CLCV a également pointé du doigt la collecte des données personnelles, effectuée cette fois par les grandes enseignes. Cette problématique revient très fréquemment sur le devant de la scène, poussant l'Union européenne à agir. Elle planche actuellement sur la révision d'une directive datant de 1995 et rendue caduque par l'essor d'Internet. Elle vise notamment à obliger tout organisme ou entreprise souhaitant utiliser des données personnelles d'une personne, d'obtenir son consentement explicite. L'UFC Que Choisir regrette cependant que cette nouvelle législation tarde à être mise en place... "Après plusieurs mois de reports, le Parlement européen a enfin adopté un texte qui érige en principe législatif le droit du consommateur à avoir le contrôle sur ses données. La balle est désormais dans le camp des gouvernements nationaux qui ne semblent cependant pas pressés d'adopter la réforme européenne", souligne l'association.