14 juillet : l'interview de Hollande ne convainc pas

  • A
  • A
14 juillet : l'interview de Hollande ne convainc pas
Partagez sur :

Le chef de l'Etat s'est engagé à réformer "jusqu'à la dernière minute" pour redresser le pays où la reprise, a-t-il reconnu, est "trop fragile".

La traditionnelle intervention télévisée du 14 juillet a permis à François Hollande de présenter la deuxième phase de son quinquennat. Il s'est engagé à réformer "jusqu'à la dernière minute" pour redresser le pays où la reprise, a-t-il reconnu, est "trop fragile". Il a par ailleurs confirmé des baisses d'impôts en 2014 et 2015 pour "plusieurs centaines de milliers de Français" dans les classes moyennes et réaffirmé sa détermination à combattre un chômage croissant contre lequel tout n'a pas été "essayé". "Commentateur de ses propres échecs" A droite, les réactions ne se sont pas fait attendre : "Oui, Monsieur le président, la reprise est là. Elle est bien là. En Allemagne, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, oui, la reprise est là. Partout, sauf en France. Monsieur Hollande a donné aujourd'hui le sentiment de n'être plus que le commentateur de ses propres échecs. Sur le chômage, sur les impôts, sur la croissance", a commenté Luc Chatel, le secrétaire général de l'UMP. "L'interview du président de la République a été l'occasion d'une nouvelle démonstration d'inconsistance de la part de François Hollande. Aucune annonce n'est en effet ressortie de cette intervention extravagante où François Hollande est apparu désabusé de lui-même, immergé dans un déni stupéfiant de la réalité", a estimé pour sa part le Front national dans un communiqué. "Lamentable, consternant" Jean-Christophe Lagarde, qui est candidat à la présidence de l'UDI, a aussi donné son point de vue sur la déclaration de François Hollande, sur le plateau d'iTélé. "Je l'ai trouvé lamentable, consternant, pour tout dire pitoyable. On est à l'époque du Tour de France : un président en roue libre, qui n'a plus de souffle, incapable de montrer une vision, de redonner un espoir, bref d'inspirer la confiance. Ce que je retiens, c'est qu'à demi-mot, il a reconnu que depuis deux ans, il n'a rien réussi." Du côté d'Europe Ecologie-Les Verts, le discours est moins sévère. "J'ai cru entendre une annonce assez intéressante sur le plan citoyen, par rapport au service civil que nous, les écologistes, nous portons depuis la disparition du service militaire. "Il faut redonner plus d'empathie sur la vie quotidienne des Français. (...) Le discours techno-économico-administratif arrive un peu à son échéance", a déclaré le président du groupe au Sénat, Jean-Vincent Placé, sur BFM TV. Quant au parti de gauche, il écrit dans un communiqué que "François Hollande a changé de lunettes mais malheureusement pas de vision politique. Il a plus que jamais assumé la politique de l'offre et d'austérité qu'il applique depuis deux ans. Comme d'habitude, il est le seul qui voit la reprise même si, devant les faits, il consent à la juger 'faible'".