L'exploration du gaz de schiste mérite d'être examinée, selon l'Académie des sciences

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L'exploration du gaz de schiste mérite d'être examinée, selon l'Académie des sciences
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Elle estime nécessaire de développer la recherche pour tenter de trouver des techniques qui ne nuiraient pas à l'environnement.

Afin "d'éclairer" le débat très animé relatif à l'exploitation et l'exploration du gaz de schiste, l'Académie des sciences a formulé plusieurs recommandations allant dans le sens des défenseurs de cette énergie fossile. "La question d'une exploration, puis d'une éventuelle exploitation des gaz de schiste mérite d'être examinée, il faut avancer sur ce sujet et développer la recherche", écrit-elle dans un avis publié jeudi. En France, la loi du 13 juillet 2011 interdit l'usage de la fracturation hydraulique, seule technique qui permet actuellement d'extraire du gaz ou du pétrole de schiste. La recherche mérite d'être développée L'Académie rappelle que l'exploration serait utile pour avoir une connaissance précise des ressources du sous-sol français. "Si elle est menée selon des règles précises et contrôlées, (elle) n'a pas d'impact environnemental significatif",fait-elle valoir. L'Académie rappelle qu'une exploitation des gaz de schiste permettrait une "réduction de la dépendance énergétique de la France, qui importe plus de 95 % de son énergie fossile et plus de 98 % de son gaz naturel". Elle note également que la France ne peut être indifférente à la "renaissance industrielle" que connaissent actuellement les Etats-Unis avec un prix du gaz trois à quatre fois inférieur à celui de l'Europe, grâce essentiellement au schiste. Assurer la sécurité & protéger l'environnement Le développement de la recherche ne doit cependant pas se faire à n'importe quel prix... "Rien ne saurait être entrepris sans de nombreuses vérifications et expérimentations préalables encadrées par une réglementation rigoureuse, afin de maîtriser les  risques potentiels pour l'environnement et pour la santé", insiste l'Académie. Elle recommande donc de développer des techniques alternatives à celle très critiquée de la fracturation hydraulique, et de mesurer leur impact environnemental. Pour cela, elle préconise "la mise en place d'un site pilote de recherche pour permettre une analyse indépendante".