L'Euro reprend son souffle, mais reste sous 1,30$ avec la Grèce et l'Espagne

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L'Euro reprend son souffle, mais reste sous 1,30$ avec la Grèce et l'Espagne
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La devise européenne ne parvient pas à refranchir ce seuil psychologique...

L'Euro regagne 0,1% dans les échanges interbancaires en Asie, à 1,2950$, alors qu'un calme relatif est revenu ce jeudi matin sur le marché des changes. Si elle reprend son souffle, la devise européenne reste cependant près de ses plus bas niveaux depuis trois mois, et ne parvient pas à refranchir le seuil psychologique de 1,30$, dans un climat alourdi par le sort de la Grèce et le niveau de dette de l'Espagne. Le suspense se poursuit à Athènes après la décision, hier, du leader des partis de la gauche radicale, Alexis Tsipras, de renoncer à former un gouvernement... Cette tâche incombe désormais au socialiste Evangelos Venizelos dont le parti Pasok, est arrivé en 3ème position aux législatives de dimanche. De plus en plus d'observateurs estiment qu'il sera impossible de former une coalition viable et que de nouvelles élections devront être organisées dans les prochaines semaines... En attendant, le doute augmente sur le respect des engagements de la Grèce sur sa dette, et la probabilité grimpe d'une sortie du pays de la zone Euro, selon les experts. A court terme toutefois, le fonds européen de stabilité financière (FESF) a apporté hier une bouffée d'oxygène à Athènes, en acceptant de lui verser ce jeudi 4,2 milliards d'euros sur une tranche d'aide de 5,2 milliards d'euros, ce qui évitera à la Grèce un défaut de paiement dans l'immédiat... Les turbulences ont aussi atteint hier l'Espagne, où le gouvernement a annoncé qu'il nationaliserait à 45% le capital de la 4ème banque du pays, Bankia, plombée par les mauvaises créances immobilières... Les taux des emprunts d'Etat espagnols à 10 ans ont bondi hier après cette annonce, repassant au-dessus de 6%, les marchés doutant de plus en plus de la capacité de Madrid à respecter ses objectifs de désendettement.