L'Etat va renforcer ses mesures d'accompagnement pour les salariés de Doux

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L'Etat va renforcer ses mesures d'accompagnement pour les salariés de Doux
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970 salariés ont été licenciés suite à la liquidation du pôle frais, le mois dernier.

"L'Etat est là, il ne laissera tomber aucun salarié, aucun territoire", a promis le ministre délégué à l'Agroalimentaire Guillaume Garot, lors d'une rencontre à Rennes avec plusieurs représentants syndicaux du volailler. Reconversion et soutien psychologique Pour les 970 salariés licenciés du pôle frais de Doux, "l'accompagnement humain et psychologique" sera renforcé. Ils bénéficieront également d"un "contrat de sécurisation professionnelle" pour faciliter leur reconversion, tout en percevant durant encore une année la totalité de leur salaire. Pour mémoire, le tribunal de Commerce de Quimper avait validé le 10 septembre dernier, cinq offres partielles de reprise des sites Pôle frais. Graincourt, dans le Pas-de-Calais n'en faisait pas partie. Pour celui-ci, Guillaume Garot a annoncé jeudi, le déblocage d'un million d'euros "pour soutenir tous les projets qui permettent de créer localement de l'emploi". Une mesure qui pourrait être appliquée à d'autres sites. Un programme de soutien pour la filière avicole Plus généralement, Guillaume Garot a dit "croire en la filière avicole" et vouloir la restructurer. Dans un premier temps, en Bretagne, elle bénéficiera d'un plan de soutien à 200 employés travaillant dans 17 entreprises, pour un montant de 400.000 euros, dont la moitié sera prise en charge par l'Etat. Au niveau national, le ministre attend les propositions de l'ensemble des acteurs du secteur d'ici la fin de l'année. "Je crois en l'avenir de la filière avicole française. Avec les salariés, les élus, les acteurs économiques, nous avons les ressources pour aller de l'avant. Il faut que cette filière retrouve de la compétitivité et des marchés pour garantir les emplois sur l'ensemble des territoires", a-t-il déclaré Attention portée sur le plan de continuation de Charles Doux Cette semaine, la justice a décidé de prolonger la période d'observation du groupe, placé en redressement judiciaire au début de l'été, jusqu'au 30 novembre. Charles Doux a en effet présenté un plan de continuation pour les pôles "poulet export "et "produits élaborés du groupe" et pour lequel l'Etat va se montrer très "vigilant". "J'espère que son pari est mesuré et pas risqué", a souligné le ministre, concernant la volonté du PDG du groupe de renforcer la filière poulet export en tablant sur le versement des restitutions européennes. Le volailler Doux est en effet le premier bénéficiaire français de ces aides aux exportations. Mais, prévient Guillaume Garot, "c'est un système qui ne sera pas garanti ad vitam aeternam"... Charles Doux, qui a par ailleurs annoncé un investissement de 30 millions d'euros sur trois ans dans les usines du groupe, a demandé que sa période d'observation soit prolongée jusqu'en mai prochain.