L'Etat promet de ne pas "lâcher" les Atelières

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L'Etat promet de ne pas "lâcher" les Atelières
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Ces ex-employées de Lejaby vont déposer le bilan de leur coopérative, malgré un carnet de commandes bien fourni.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg promet qu'il ne "lâchera pas" les Atelières de Villeurbanne, ces ex-employées de Lejaby qui ont monté une coopérative spécialisée dans la confection de lingerie haute-couture. Accompagné de Benoît Hamon, ministre à l'Economie sociale et solidaire, Arnaud Montebourg a convoqué une réunion ce mercredi en fin de journée, avec les différents acteurs du dossier. Lancée il y a un an, l'entreprise a annoncé qu'elle demanderait la liquidation judiciaire au tribunal de commerce de Lyon ce vendredi, s'estimant délaissée par les banques et l'Etat. "Nous avons des commandes. Mais il nous faut encore du temps pour les mener à bien. Aussi nous ne rentrons pas le chiffre d'affaires nécessaire, même si nous gagnons déjà de l'argent par notre production", écrivaient les Atelières sur leur site internet en novembre dernier. La BPI pointée du doigt La présidente fondatrice de la société, Muriel Pernin a notamment pointé du doigt, la Banque publique d'investissement. "Les dispositifs d'innovation en partie portés par la banque publique d'investissement sont centrés sur la robotisation. Dans notre pays, les personnes valent donc moins que les robots", a-t-elle déclaré mardi auprès de l'agence Reuters, ajoutant : "dans notre pays, la fabrication française est un grand mensonge, les produits "Made in France" sont souvent conçus à l'étranger et finalisés en France". "S'ils peuvent avoir un rôle de levier, les pouvoirs publics n'ont cependant pas vocation à prendre en charge la totalité des besoins de financement des activités industrielles. Elles doivent également, par elles-mêmes, susciter la confiance des investisseurs et des clients", ont toutefois rétorqué ce soir Benoît Hamon et Arnaud Montebourg par voie de communiqué.