L'Etat poursuit ses cessions de capital... avec GDF Suez !

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L'Etat poursuit ses cessions de capital... avec GDF Suez !
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Il s'est engagé dans "une politique active" de cessions. Cette opération pourrait servir à financer la montée au capital d'Alstom.

La spéculation n'aura pas duré longtemps... L'Etat a décidé de se délester d'une partie de sa détention d'actions GDF Suez, afin notamment de financer une éventuelle montée au capital d'Alstom. Clôturée ce matin, l'opération a rapporté 1,5 milliard d'euros à Bercy. La part de l'Etat détenue dans l'énergéticien - dont la capitalisation s'élève à 50 milliards d'euros - passe ainsi de 36,71% à 33,6%. "Gestion active des participations" Si cette cession a pour but de financer une éventuelle montée à 20% du capital d'Alstom, via le rachat des actions détenues par Bouygues, une fois le rapprochement avec General Electric effectif, elle s'inscrit également "dans le cadre d'une politique de gestion active des participations de l'Etat". Elle "doit permettre de dégager des ressources pour des secteurs porteurs de développement économique et pour le désendettement de l'Etat, dans le respect des intérêts patrimoniaux et stratégiques de l'Etat", souligne le ministère de l'Economie. GDF Suez, outsider L'Etat a en effet multiplié les reventes ces derniers temps. Il a notamment cédé des parts d'Airbus, de Safran mais aussi d'Aéroports de Paris. Le marché ne semblait toutefois pas miser sur GDF Suez pour une nouvelle cession, croyant plutôt en Air France ou EDF. D'ailleurs l'électricien a fait l'objet de rumeurs ces derniers temps. En mai dernier, le syndicat CFE-CGC croyait savoir que l'Etat voulait céder sa part de 15%.