"L'Etat français en faillite", une expression qui fait débat !

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"L'Etat français en faillite", une expression qui fait débat !
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L'expression permet au ministre du travail, Michel Sapin de justifier son programme de réduction du déficit

"La France n'est pas en faillite. Elle est tout à fait en situation aujourd'hui d'assumer ses engagements financiers", a déclaré ce matin sur RTL, le maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé, en réponse aux propos tenus dimanche soir par le ministre du Travail, Michel Sapin. "Cela dit, la situation est extrêmement préoccupante", a ajouté Alain Juppé, citant notamment les grandes difficultés de certains secteurs comme celui du bâtiment. Même le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici a modéré les propos de Michel Sapin. "La France est un pays vraiment solvable, vraiment crédible", a-t-il assuré ce lundi matin, au micro de 'France Info'. Dans les milieux économiques, on est conscient que nous sommes à la tâche", a-t-il précisé. L'opposition réclame plus de détails Prié de dire s'il estimait, comme l'ancien Premier ministre UMP, François Fillon en 2007, que l'Etat était en faillite, Michel Sapin a répondu sur Radio J: "Il a en tout cas laissé un Etat totalement en faillite". Le ministre du Travail a ainsi défendu les mesures d'économies et les hausses d'impôts programmées cette année pour ramener son déficit à 3% du PIB. "Il a fallu mettre en place des programmes de réduction des déficits et aucune sirène ne doit nous détourner de cet objectif !", a-t-il ajouté. "J'attends (de voir) avec beaucoup de curiosité comment les 60 milliards d'économies budgétaires que le président de la République nous a annoncé pour les cinq prochaines années vont être réalisées", s'est cependant interrogé Alain Juppé. L'aile gauche de la gauche veut moins d'austérité Le Front de Gauche dénonce depuis longtemps la politique du gouvernement qu'il juge trop austère. L'ancien Premier ministre Michel Rocard, a également appelé dans les colonnes du 'Journal du Dimanche' a revoir le calendrier de la réduction des déficits. "Aussi longtemps que nous n'aurons pas fait accepter un ralentissement dans la réduction de la dette, nous serons sous contrainte", a-t-il prévenu...