L'enquête sur la "Baleine de Londres" touche à sa fin aux Etats-Unis

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L'enquête sur la "Baleine de Londres" touche à sa fin aux Etats-Unis
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Bruno Iksil, le trader français à l'origine d'une perte de trading de 6,2 milliards de dollars de JPMorgan Chase l'année dernière, ne sera pas poursuivi pour ces faits

L'enquête sur la "Baleine de Londres" touche à sa fin aux Etats-Unis... Bruno Iksil, le trader français à l'origine d'une perte de trading de 6,2 milliards de dollars (4,6 milliards d'euros) de JPMorgan Chase l'année dernière, ne sera pas poursuivi pour ces faits, d'après des sources proches du dossier. Depuis l'année dernière, l'homme faisait l'objet d'une enquête du FBI et de la SEC (Securities and Exchange Commission), le gendarme de Wall Street, qui se sont penchés sur ses paris co�"teux sur les marchés dérivés, qui lui avaient valu le surnom de "Baleine de Londres". Le 'New York Times' indiquait jeudi que le trader, qui travaillait pour la banque américaine dans les locaux de Londres, coopère avec les agents fédéraux, ce qui devrait lui permettre d'échapper à un procès. JPMorgan proche d'un accord L'enquête continue mais selon le 'NYT', JPMorgan serait proche d'un accord avec la SEC et l'autorité de régulation britannique. Une transaction devrait être annoncée à l'automne. La banque américaine a eu beaucoup de mal se défendre dans cette affaire : au mois de mars, une commission d'enquête du Sénat américain était arrivée à la conclusion qu'elle avait ignoré les risques pris par son Chief Investment Office - l'officine à Londres où Bruno Iksil travaillait - et avait trompé les investisseurs. "Tempête dans une tasse de thé" "Les transactions de 'la baleine' n'ont été dévoilées au public en aucune façon jusqu'à avril 2012", date à laquelle des informations de presse sont sorties sur ces pertes, et "en dépit de plus d'un milliard de pertes et de problèmes étendus affectant la CIO et la banque", soulignait ce document de plus de 300 pages. A cette même époque, le patron de la banque, Jamie Dimon, avait pourtant minimisé l'affaire en la qualifiant de "tempête dans une tasse de thé"...