L'avertissement de S&P, un appel à une gouvernance plus solide, dit François Fillon

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L'avertissement de S&P, un appel à une gouvernance plus solide, dit François Fillon
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"On peut le juger inopportun (...) excessif mais en réalité la question n'est pas là", a ajouté le Premier ministre.

L'avertissement "collectif" lancé hier soir par l'agence Standard &Poor's est "un appel à une gouvernance politique et économique plus solide", a déclaré mardi le Premier ministre François Fillon devant l'Assemblée nationale. "On peut le juger inopportun (...) excessif mais en réalité la question n'est pas là (...) L'Europe doit se réorganiser et se désendetter (...) ça c'est un fait", a-t-il ajouté tout en précisant qu'il n'indexait pas l'avenir de l'Europe sur le "seul avis des experts". L'accord franco-allemand conclu hier entre le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy et la Chancelière Angela Merkel est la réponse à cet avertissement, a martelé le Premier ministre. Il a par ailleurs rappelé que la crise actuelle n'est pas celle de l'Euro mais de "la gouvernance de la zone euro", les institutions politiques et financières nécessaires à sa stabilité n'ayant pas été mises en place. "Nous avons fait collectivement le choix de la facilité en optant pour une fuite en avant dans l'endettement", a-t-il reconnu. Le Premier ministre a donc jugé indispensable de respecter le retour des déficits publics des Etats membres en deçà de 3% du PIB, conformément au pacte de stabilité européen et à la nécessaire introduction d'une règle d'or budgétaire. "Les décisions se prennent avant tout au niveau national mais l'Europe doit accompagner nos efforts", a-t-il souligné. Il a ainsi rappelé que la France avait comme elle le souhaitait obtenu de Berlin que la Cour de justice européenne ne se prononce "en aucun cas sur le budget d'un Etat membre".