L'avenir des trains Intercités en danger, s'alarme la fédération des usagers

  • A
  • A
L'avenir des trains Intercités en danger, s'alarme la fédération des usagers
Partagez sur :

Elle s'inquiète de voir plusieurs lignes fermées et le réseau se dégrader.

"L'avenir des trains Intercités est fragilisé et incertain", s'inquiète la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (FNAUT), alors que le réseau ne cesse, selon elle, de se dégrader. Une offre en repli La FNAUT rappelle que depuis 2010, les trains Intercités sont placés sous l'autorité de l'Etat dans le cadre d'une convention avec la SNCF "ayant pour objectif de maintenir et de développer l'offre". Or, elle estime que cette offre aurait reculé de 10% en quatre ans, "l'Etat approuvant les suppressions demandées par la SNCF". La Fédération craint ainsi qu' "un quart des 20.000 kilomètres de lignes ouvertes au trafic des voyageurs aura disparu dans dix ans". Alors que la fermeture des liaisons Clermont-Limoges et Clermont-Brive-Périgueux-Bordeaux par Ussel est intervenue en juillet 2014, celles de Grenoble-Gap et Valence-Gap seraient évoquées, rappelle la Fédération. Concurrence Des fermetures qui s'expliqueraient en partie par le fait que la SNCF privilégie les liaisons TGV, et que l'Etat favorise le développement d'une nouvelle offre concurrente, celles des autocars. Or le réseau de trains Intercités doit être complémentaire, estime la FNAUT qui préconise pour cela de revoir "les horaires et les correspondances", de modérer la tarification, le taux de remplissage de ces trains n'étant aujourd'hui que de 37%. En outre, les investissements nécessaires sur le moyen terme pour remettre le réseau en état de bon fonctionnement seraient modestes et inférieurs au co�"t moyen d'une LGV. Délégation de service public La FNAUT pointe aussi du doigt "la défaillance de gouvernance" et le "financement sans pérennité". Elle rappelle que le déficit d'exploitation est passé de 210 millions d'euros en 2011 à 312 millions en 2013. Selon elle, le choix d'une exploitation en délégation de service public  - fait de confier la gestion d'un service public à un délégataire public ou privé - aurait permis de réduire les co�"ts, bien que cette option n'ait pas été retenue dans le cadre de la réforme ferroviaire.