L'avenir des salariés "au coeur des préoccupations" du PDG de Michelin

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L'avenir des salariés "au coeur des préoccupations" du PDG de Michelin
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Alors que Michel Sapin prévient qu'il ne veut voir aucun des effectifs de Joué les Tours chez Pôle emploi...

"Je veux dire aux salariés de Tours que leur avenir professionnel est au coeur de nos préoccupations aujourd'hui". Jean-Dominique Senard, le PDG de Michelin, a défendu ce matin sur Europe 1 l'annonce de la suppression de plus de 730 postes sur son site de Joué-lès-Tours, évoquant une "situation difficile". "Il faut comprendre que, dans les 10, 15, 20 ans qui viennent, seules les usines de grande taille - c'est vrai dans l'industrie, particulièrement vrai chez nous - pourront survivre économiquement", a-t-il expliqué. "Pas un salarié à Pôle emploi" Le géant des pneumatiques a confirmé lundi l'arrêt de l'activité poids lourds de son usine d'ici au premier semestre 2015. Sur les 930 salariés du site, environ 200 continueront à travailler sur place pour travailler dans les produits "semi-finis", tandis que 250 feront l'objet d'un aménagement de fin de carrière. Les 480 salariés restants devraient se voir proposer deux postes correspondants à leurs compétences sur un autre site de Michelin en France. Invité de la matinale de France Inter, le ministre du Travail Michel Sapin a prévenu qu'il serait particulièrement attentif au sort des salariés qui vont perdre leur poste. "Je veux qu'il y ait un accompagnement des salariés en difficulté, il ne faut pas qu'il y ait un salarié de Michelin qui se retrouve à Pôle emploi", a-t-il déclaré, réclamant un "dialogue social exemplaire." "Michelin gagne de l'argent, Michelin doit utiliser une partie de cet argent gagné pour qu'il n'y ait aucun Michelin à Pôle emploi et pour que le site de Jouè-lès-Tours soit réindustrialisé", a-t-il poursuivi. Négociations Michel Sapin a estimé que le dossier Michelin ne concernait pas des licenciements boursiers. "L'objectif ce n'est pas de faire monter la bourse, l'objectif c'est de faire en sorte que cette entreprise soit dans cinq ans ou dix ans une entreprise toujours en activité", a-t-il expliqué. "Je perçois qu'il y a des efforts qui sont faits en France par Michelin pour augmenter sa production, créer des emplois à tel ou tel endroit." Concernant les 730 salariés qui vont perdre leur emploi, le PDG de Michelin s'est voulu rassurant au micro d'Europe 1. "Nous allons ouvrir tout de suite les négociations sur place entre les équipes de l'usine et les salariés, nous allons faire en sorte comme d'habitude que ceux qui veulent partir avec des mesures d'âge partent avec des mesures d'âge, c'est totalement à la charge de Michelin", a assuré Jean-Dominique Senard.