L'Autorité de la concurrence rejetterait une alliance Free-SFR

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L'Autorité de la concurrence rejetterait une alliance Free-SFR
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L'ensemble atteindrait la taille d'Orange, laissant place sur le marché à un duopole...

L'Autorité de la concurrence s'opposerait à un rapprochement entre SFR et Free, d'après les informations de la radio BFM Business, qui ne cite toutefois pas ses sources. D'après son site internet, les deux opérateurs ont, chacun de leur côté, consulté de manière informelle le gendarme français de la concurrence sur un tel scénario de fusion. Un "quasi-duopole avec Orange" ? "Selon des sources industrielles, le gendarme de la concurrence leur a répondu qu'il n'accepterait pas une telle fusion, en raison du poids du nouvel ensemble sur le marché du mobile et surtout de l'ADSL", écrit BFM. "La combinaison de SFR et Free détiendrait la moitié du marché de l'accès internet, qui deviendrait dès lors un quasi-duopole avec Orange", précise la radio. Vers une alliance avec Numéricable ? Au mois d'octobre dernier, 'Les Echos' avaient eu vent de cette volonté d'alliance, et déjà, les problèmes de concurrence étaient soulevés par les observateurs. Une telle opération créerait en effet un groupe dont la taille avoisinerait celle de France Télécom. Elle donnerait lieu à des synergies de 1,3 milliard d'euros, indiquait alors Natixis. Vivendi, maison-mère de SFR est cependant, toujours à la recherche de nouveaux relais pour relancer la dynamique du groupe. Une fusion avec Numéricable a été évoquée un temps et semblerait donc plus probable en matière de concurrence. Ce rapprochement créerait un ensemble de 20 millions d'abonnés mobiles et 5 millions d'abonnés ADSL.