L'Autorité bancaire européenne détaille les règles des "stress tests"

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L'Autorité bancaire européenne détaille les règles des "stress tests"
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124 banques vont êtres testées pour prouver qu'elles sont en mesure de surmonter des crises violentes...

L'Autorité bancaire européenne a publié mardi les critères qui seront utilisés pour tester la résistance des établissements bancaires de la zone euro cette année. Ces nouveaux "stress tests" seront conduits sur un échantillon de 124 banques, qui représentent au moins la moitié du système bancaire de chaque Etat Membre. Les résultats seront publiés au mois d'octobre. "Même si la lourde tâche d'amélioration des bilans bancaires est déjà en cours, le test, conçu pour mesurer la résistance des banques à des chocs externes hypothétiques, permettra d'identifier les faiblesses qui perdurent dans le système bancaire européen, et de fournir un niveau élevé de transparence sur l'exposition des banques de la région", explique l'organisation. La méthodologie retenue intègre une large palette de risques, allant du crédit, aux marchés, au financement, en passant par le compartiment de la dette souveraine ou la monétisation des expositions. L'objectif est de dépeindre au mieux les menaces qui pèsent sur le secteur bancaire européen, c'est-à-dire un accroissement des rendements obligataires amplifié par une inversion brutale du risque, notamment sur les économies émergentes, une détérioration profonde de la qualité crédit des pays, des réformes qui ne progressent pas, créant un doute sur la pérennité des finances publiques, et le manque de capacités nécessaires au renforcement des bilans bancaires pour assurer un financement adéquat des économies. Critères plus sévères L'impact négatif de ces chocs, qui comprendrait également une pression accrue sur le secteur de l'immobilier commercial et un choc des échanges extérieurs pour l'Europe du Centre et de l'Est, serait relativement global. Dans l'Union Européenne, ce scénario entraînerait un décalage du PIB européen par rapport à ses niveaux de base de -2,2% en 2014, de -5,6% en 2015, et de -7% en 2016. Quant au chômage, il serait supérieur de 0,6% à son niveau de base en 2014, de 1,9% en 2015 et de 2,9% en 2016. Les établissements bancaires européens avaient déjà subi des "stress tests" il y a trois ans. Depuis, le co�"t de l'emprunt a considérablement diminué pour un certain nombre de pays, dont la Grèce. Mais ces tests de résistance avaient aussi été jugés jugés trop laxistes par un grand nombre d'observateurs, ce qui a incité les régulateurs à renouveler l'opération cette année en durcissant les critères d'évaluation.