L'Asie boursière reste sous tension malgré le mini-sommet européen

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L'Asie boursière reste sous tension malgré le mini-sommet européen
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Les investisseurs attendent le sommet européen de jeudi et vendredi...

Début de semaine sous tension pour les marchés asiatiques qui n'ont pas vraiment été rassurés par le "mini-sommet" européen de vendredi à Rome, où les dissensions sur la crise de l'Euro n'ont pas été dissipées... Malgré un rebond, vendredi, à Wall Street (+0,5% pour le DJIA, +1,2% pour le Nasdaq), l'indice Nikkei cède ce matin 0,7% peu avant la fin de la séance à Tokyo. De son côté, Hong Kong est proche de l'équilibre (-0,05%), le Shanghai Composite relâche 1%, Taiwan perd 0,6%. Séoul chute de 1,2%, Sydney baisse de 0,8% et Singapour cède 0,3%. Seule la la Bourse de Bombay (+0,6% pour l'indice BSE Sensex) gagne du terrain : les marchés s'attendent à l'annonce de mesures de contrôle de change permettant de stopper la dégringolade de la Roupie locale (-20% en un an). La faiblesse de la Roupie a contribué à maintenir une forte inflation importée dans le pays, et a empêché la banque centrale de réduire ses taux pour lutter contre le ralentissement économique... Sur le front européen, l'Euro recule de 0,4% à 1,2525$ ce matin... Les investisseurs attendent ici avec nervosité le sommet européen de jeudi et vendredi, ainsi que le résultat de nouvelles émissions obligataires de l'Espagne et de l'Italie, prévues demain... Vendredi, les dirigeants de 4 pays (Allemagne, France, Italie et Espagne), réunis à Rome, se sont accordés sur certains points, notamment sur un plan de soutien de 130 MdsE à l'économie, et une forme d'union bancaire. Mais la chancelière allemande continue de s'opposer aux autres pays sur de nombreux points, en particulier sur un rôle accru des fonds de soutien européen (FESF et MESF) dans la résolution de la crise de l'Euro. Angela Merkel rencontrera François Hollande à Paris mercredi avant le sommet des 28 et 29 pour tenter de trouver un compromis... Pendant ce temps, le nouveau gouvernement grec réclame un délai supplémentaire de deux ans pour mettre en oeuvre son plan de désendettement imposé par la communauté internationale. La "troika" (UE, BCE, FMI) qui devait se rendre ce lundi à Athènes, a décidé de reporter sine die son audit, d'autant que le nouveau Premier ministre Antonis Samaras et son ministre des Finances rencontrent tous deux des problèmes de santé, et ne pourront pas se rendre au sommet de Bruxelles.