L'Asie boursière rechute après le nouvel ultimatum posé à la Grèce

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L'Asie boursière rechute après le nouvel ultimatum posé à la Grèce
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L'Europe a exigé de la Grèce qu'elle applique à la lettre le plan anti-crise sous peine de ne bénéficier d'aucune aide...

L'Europe plombe une nouvelles fois les Bourses asiatiques alors que la Grèce a décidé de maintenir son référendum qui se tiendrait désormais au début du mois prochain... Si Tokyo est resté fermé, Séoul et Singapour rechutent de 1,5%, alors que Hong Kong redonne même plus de 2%. Dans la zone Pacifique, Sydney perd 0,3%, Jakarta recule de 1,3%. Seule Shanghai remonte de 0,6%... Après deux séances délicates, Wall Street est parvenu toutefois à rebondir mercredi soir, aidé par un rapport ADP sur l'emploi plutôt rassurant et le discours de Ben Bernanke qui se veut toujours volontariste. La Banque centrale américaine a donc, comme attendu, maintenu sa politique monétaire "ultra-accommodante", tout en indiquant que des risques importants pèsent toujours sur les perspectives économiques. Lors de la conférence de presse suivant la décision du FOMC, Ben Bernanke a expliqué que les taux pourraient rester à bas niveau au-delà de la mi-2013 et que la Fed était prête à utiliser tout son arsenal pour soutenir la croissance. La situation en Europe continue néanmoins d'inquiéter les autorités monétaires, avec les tensions sur le dossier grec et les craintes concernant l'Italie. Le DJIA gagne finalement 1,52% à 11.835 pts, tandis que le Nasdaq prend 1,27% à 2.640 pts. En Europe justement, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont lancé mercredi soir un ultimatum pur et simple à la Grèce, qui devra mettre en oeuvre l'ensemble du plan européen anti-crise arrêté la semaine dernière par les européens, sous peine de se voir couper les vivres : "Nous ne pouvons engager l'argent du contribuable européen qu'à partir du moment où un certain nombre de règles qui ont été votées à l'unanimité sont respectées", a déclaré Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse hier soir. "Si ces règles ne sont pas respectées, ni l'Europe, ni le FMI ne pourront verser le moindre centime à Athènes". "Il est clair que la question qui se trouve posée c'est celle de l'avenir européen de la Grèce : la Grèce veut-elle ou non rester dans la zone euro ?", a poursuivi Nicolas Sarkozy. "Nous le souhaitons très vivement et nous ferons tous nos efforts pour que cela soit possible, mais c'est au peuple grec qu'il appartient de répondre et c'est sur cette question qu'il devrait se prononcer". Le Premier ministre George Papandreou a de son côté promis d'organiser le référendum le 4 décembre prochain, sans préciser quelle sera exactement la question définitive qui sera posée aux grecs : "Ce n'est pas seulement une question de programme, c'est la question de savoir si nous voulons rester dans la zone euro" ... "Je crois que le peuple grec veut que la Grèce reste dans la zone euro. Je veux dire que nous aurons un 'oui' !" En attendant, la 6ème tranche d'aide européenne qui devait être versée à la mi-décembre à la Grèce ne le sera que si Athènes adopte l'ensemble de l'accord du 27 octobre et quand l'incertitude sur l'issue du référendum sera levée...