"L'arrivée de Free n'a été précédée d'aucune étude d'impact", regrette A. Montebourg

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"L'arrivée de Free n'a été précédée d'aucune étude d'impact", regrette A. Montebourg
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Ce qui a conduit à dévaster le secteur des télécoms, selon le ministre du Redressement productif.

"En arrivant aux responsabilités nous avons trouvé un secteur des télécoms meurtri, méprisé, en proie au doute et au déclin", déplorent le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg et son homologue à l'Economie numérique, Fleur Pellerin taclant au passage "l'aveuglement irresponsable de la droite", dans une tribune publiée par 'Le Figaro'. Pas d'étude d'impact avant l'arrivée de Free Depuis l'arrivée de Free mobile, les opérateurs télécoms se sont lancés dans la guerre du low-cost, réduisant leurs marges. SFR et Bouygues Télécom ont annoncé des plans sociaux, mettant directement en cause le nouvel entrant. Or, son arrivée en janvier 2012, "n'a été précédé d'aucune étude d'impact sur l'emploi dans le secteur", regrettent amèrement les deux ministres. Sur ce point Iliad, maison mère de Free avait contre -attaqué mettant en avant sa propre étude, réalisée par deux économistes, Augustin Landier, issu de la Toulouse School of Economics, et David Thesmar, professeur à HEC et membre du Conseil d'analyse économique. Selon eux, sur le long terme entre 16.000 et 30.000 créations nettes d'emplois verront le jour, grâce à Free Mobile. Relancer l'investissement dans les infrastructures Pour les deux ministres, la voie du "low-cost" conduira à une impasse. Les opérateurs doivent au contraire, créer de la valeur ajoutée avec le déploiement de la 4G, mais cela ne pourra se faire qu'à deux conditions. D'une part, les quatre acteurs du marché devront se partager les investissements, et d'autre part, "il ne peut y avoir de passager clandestin", expliquent-ils. "Chacun doit prendre part à l'effort, y compris Free qui doit progressivement se passer d'Orange". Cette semaine, l'Autorité de la concurrence a indiqué que le contrat d'itinérance entre ces deux opérateurs ne pourrait se prolonger au delà de 2018. Un accord de filière Pour mener à bien les grands projets du très haut débit et de la 4G, les acteurs devront se serrer les coudes. Fleur Pellerin et Arnaud Montebourg promettent la signature d'un contrat de filière entre organisations professionnelles et syndicats, avant la fin du semestre. Au delà des opérateurs, les centre appels et sous traitants devront y être associés.