L'Argentine dans la dernière ligne droite pour éviter le défaut

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L'Argentine dans la dernière ligne droite pour éviter le défaut
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. Buenos Aires a jusqu'à la fin de la journée de mercredi pour sortir de l'impasse.

L'Argentine échappera-t-elle au défaut de paiement ? De nouvelles négociations doivent avoir lieu ce mercredi avec le médiateur nommé par la justice américaine et des fonds spéculatifs, baptisés "fonds vautours" par Buenos Aires, dans le cadre du contentieux sur le remboursement par le pays de 1,33 milliard de dollar, plus intérêts, ordonné par un juge américain. Parmi eux, le fonds newyorkais Elliot dirigé par Paul Singer. Dans le sillage de la défaillance de l'Argentine en 2001, il avait racheté des obligations d'Etat de Buenos Aires, lorsque ces titres ne valaient plus qu'une fraction de leur valeur d'émission (nominal). Depuis plusieurs années, compte-tenu du redressement des finances de l'Argentine, ces fonds ont refusé toute offre de restructuration de leurs créances, et ont lancé une action en justice aux Etats-Unis pour être remboursés de la totalité de la valeur nominale de cette dette. La justice a donné raison aux "vautours" Au terme d'une longue bataille judiciaire, la Cour suprême américaine leur a donné raison au mois de juin, en refusant d'examiner l'appel déposé par  l'Argentine. Buenos Aires de son côté a écarté jusqu'ici de verser les sommes réclamées par les fonds réfractaires, dans la crainte que d'autres ne se manifestent à leur tour, alourdissant encore la facture. Le ministre argentin de l'Economie Axel Kicillof s'est entretenu mardi pour la première fois directement avec les responsables de ces fonds réfractaires qui réclament le remboursement total de la dette. Buenos Aires a jusqu'à la fin de la journée de mercredi (04h00 GMT jeudi) pour sortir de l'impasse. En cas d'échec, le juge américain Thomas Griesa interdira à l'Argentine de verser leurs intérêts aux créanciers qui avaient accepté les restructurations, déclenchant ainsi un défaut.