L'Anses lance une étude sur les particules fines et l'impact du diesel

  • A
  • A
L'Anses lance une étude sur les particules fines et l'impact du diesel
Partagez sur :

L'objectif de l'Agence nationale de sécurité sanitaire est de déterminer le profil et l'origine de ces substances

Quel est l'impact du diesel sur la qualité de l'environnement ? Les autorités sanitaires françaises vont débuter cette année une étude sur les particules fines présentes dans l'air, notamment celles émises par les véhicules qui fonctionnent avec ce carburant. L'annonce a été faite par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) lors de la présentation de ses travaux pour 2013. L'objectif de l'Anses est de déterminer le profil et l'origine de ces substances, que l'organisation mondiale de la santé (OMS) a classées dans la catégorie cancérogènes en juin 2012. "Aujourd'hui on a un suivi qui repose sur des mesures massiques, on mesure des microgrammes par mètre-cube, et on ne mesure pas des profils (de particules) pour savoir si elles viennent de fumées diesel, de combustion industrielles ou de fumées de cheminées", a expliqué Dominique Gombert, directeur de l'évaluation des risques à l'Anses. Les effets sanitaires pourraient en effet être différents selon la nature des particules. Les résultats de cette étude doivent être livrés dans le courant de l'année 2014. 42.000 morts prématurées La Cour des comptes a remis le dossier du diesel au coeur de l'actualité, avec la publication d'un rapport chiffrant à 7 milliards d'euros environ les pertes de recettes liées à la différence de taxe entre ce carburant et l'essence. Selon des chiffres de l'OMS, cités par la ministre de l'Ecologie Delphine Batho, en France, 42.000 morts prématurées sont dues aux émissions de particules fines chaque année, La ministre plaide pour le rééquilibrage des taxes entre l'essence et le diesel, y voyant "une question de santé publique". Mais Arnaud Montebourg a refermé le débat, au moins pour 2013 il y a quelques jours. "Nous n'aurons pas de décision cette année", a déclaré le ministre du Redressement productif à des journalistes, à l'occasion d'une visite au salon de l'automobile de Genève.