"L'Amérique devient européenne", pour 'The Economist'

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"L'Amérique devient européenne", pour 'The Economist'
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Pas vraiment un compliment...

Nouveau tacle de 'The Econosmist'... Pour son nouveau numéro, l'hebdomadaire britannique s'attaque cette fois au président américain Barack Obama, avec pour titre de Une : "America turns european", soit "l'Amérique devient européenne", alors que démocrates et républicains sont parvenus en début de semaine à un accord in extremis sur le "fiscal cliff". Référence à la marinière La couverture met en scène un Barack Obama coiffé d'un béret et vêtu d'une marinière, comme pour faire écho au numéro consacré à la France et qui titrait : "une bombe à retardement au coeur de l'Europe". "Les similitudes entre la mauvaise gestion financière à Washington et le désordre de la zone euro sont troublantes", peut-on lire dans l'hebdomadaire. Le magazine identifie trois points communs, à commencer par la gestion de crise de dernière minute, plutôt que de mener des politiques structurelles de long terme. L'accord budgétaire n'est qu'une rustine, qui ne résout en rien le déficit structurel du pays, souligne 'The Economist'. Autre ressemblance soulevée par l'hebdomadaire: leur incapacité à dépasser les clivages pour se mettre d'accord dans l'intérêt général. "Comme en zone euro, où les Etats sont aveuglés par leurs préoccupations nationales, démocrates et républicains n'arrivent pas à mettre leurs divergences de côté pour assurer l'avenir financier du pays". Enfin, 'The Economist' met en avant le manque d'honnêteté des politiciens des deux côtés de l'Atlantique : "Comme Angela Merkel et François Hollande n'ont pas osé dire ce qu'il fallait vraiment faire pour sauver la zone euro, ni le président Obama, ni les républicains n'ont eu le cran d'exposer aux Américains les sacrifices qu'ils devront réaliser pour réparer ce gâchis financier"... Charité bien ordonnée commence par soi-même Enfin, 'The Economist' pointe du doigt l'attitude moralisatrice des Etats-Unis, qui a critiqué, à juste titre et avec "un mépris à peine déguisé", la gestion de la crise par la zone euro. Mais ces donneurs de leçons doivent désormais balayer devant leur porte, même si la situation économique des Etats-Unis "ne sera probablement pas aussi catastrophique que celle de l'Europe"...