L'Allemagne ne veut plus de la société Uber

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L'Allemagne ne veut plus de la société Uber
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Un tribunal de Francfort a décidé par référé d'interdire au groupe, qui permet de réserver un chauffeur privé grâce à ses applications ses activités dans le pays.

La société américaine Uber ne pourra plus travailler en Allemagne. Un tribunal de Francfort a décidé par référé d'interdire au groupe, qui permet de réserver un chauffeur privé grâce à ses applications, de poursuivre ses activités dans le pays. Dans son argumentaire, il a fait valoir que le droit allemand n'autorise les chauffeurs privés à transporter des passagers sans patente que pour des courses à prix co�"tant. Or, Uber doit prélever une commission sur toutes les courses, ce qui a poussé les juges à prendre cette décision, et à interdire ses services dans tout le pays. Selon des experts interrogés par l'agence de presse Reuters, le jugement s'applique à l'ensemble du territoire allemand, à moins qu'Uber ne fasse appel et que les décisions suivantes ne restreignent la portée du jugement. Dans ce dossier, c'est un collectif de compagnies de taxi présentes dans les grandes villes allemandes, Taxi Deutschland, qui a porté plainte. Ambitions mises à mal Un porte-parole d'Uber a réagi, déclarant seulement que la société préparait sa réponse. Cette décision de justice met à mal les ambitions d'Uber, qui se présente comme une plateforme de mise en relation entre particuliers et chauffeurs. La société indiquait la semaine dernière faire l'objet d'une demande énorme pour ses services dans les villes allemandes, et souhaite désormais s'implanter à Cologne et à Stuttgart. Fondée en 2009 et valorisée 18,2 milliards de dollars sur la base de son dernier tour de table en juin, Uber Technologies fait l'objet de nombreuses critiques de la part des sociétés de taxi, qui l'accusent de casser le marché en pratiquant une concurrence déloyale. La société a été interdite à Bruxelles et à Berlin ces dernières semaines. En France, elle a aussi été épinglée après une plainte de l'Association Française des Taxis. Le tribunal de commerce de Paris a sommé Uber de modifier la manière dont elle établit ses factures, "sous astreinte de 15.000 euros par infraction constatée". Ses services sont disponibles à Paris, Lille, Lyon, et sur la Côte d'Azur.