L'accord de compétitivité chez Renault permettra d'économiser 500 ME par an

  • A
  • A
L'accord de compétitivité chez Renault permettra d'économiser 500 ME par an
Partagez sur :

D'après les calculs du PDG Carlos Ghosn...

C'est ce mercredi que la direction et les syndicats de Renault doivent signer l'accord de compétitivité proposé par le constructeur pour les sites français. La CFE-CGC, FO et la CFDT ont validé ce texte, en échange de l'attribution de volumes de production supplémentaires. Il prévoit notamment un allongement du temps de travail, un gel des salaires cette année et 8.200 suppressions d'emplois sur la durée de l'accord, qui court jusqu'en 2016, via des départs à la retraite et des démissions. De quoi permettre au constructeur de réaliser au total 500 millions d'euros d'économies par an, d'après son président Carlos Ghosn interrogé par 'Les Echos'. S'y ajouteront "des économies indirectes encore difficiles à chiffrer. Il y a un impact sur le plan de l'image. Par cet accord, la base opérationnelle France démontre à tous nos partenaires industriels qu'elle peut redevenir compétitive", explique-t-il, ajoutant que "les usines françaises de Renault redeviennent crédibles et donc attractives". "Une productivité comparable aux meilleurs" Trois syndicats, représentant plus de 64% des salariés, ont donc signé cet accord. "Quand des syndicats représentant 2 employés sur 3 s'engagent, on peut dire que nous sommes dans un rassemblement consensuel. Et s'il y a une aussi forte adhésion, c'est parce que chacun a conscience qu'il n'y avait pas de plan B pour Renault en France", se félicite le PDG de Renault. Interrogé par 'Les Echos' sur une éventuelle paupérisation des ouvriers, Carlos Ghosn estime que "l'objectif n'est pas d'aligner la France sur des pays à faible coûts de main d'oeuvre mais d'atteindre une productivité comparable aux meilleurs en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis ou en Espagne". "Aujourd'hui, il y a encore du scepticisme. La principale préoccupation de nos salariés est de savoir ce que Renault fera encore en France demain. Nous commençons par leur répondre que Renault peut grandir en France", promet-il.