King Digital : l'éditeur de "Candy Crush" inquiète, le titre s'effondre

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King Digital : l'éditeur de "Candy Crush" inquiète, le titre s'effondre
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King Digital Entertainment n'avait pas connu une telle chute à Wall Street depuis le 26 mars

-24% ! King Digital Entertainment n'avait pas connu une telle chute à Wall Street depuis le jour de son arrivée sur le marché américain le 26 mars dernier. Il faut dire que l'éditeur de "Candy Crush" a dévoilé des revenus trimestriels décevants tout en révisant en baisse ses objectifs annuels. Pas de quoi rassurer les investisseurs qui s'interrogent de longue date sur la viabilité du modèle de la société, dit " freemium" : L'entreprise offre gratuitement des jeux et gagne de l'argent auprès des utilisateurs qui paient pour obtenir des biens virtuels ou pour avoir accès à certains niveaux ou tournois. Les revenus et résultats du groupe sont de plus extrêmement dépendants de son jeu phare, "Candy Crush", dont le succès ne sera pas éternel. "Candy Crush" fait de moins en moins recettes "Nous avons vu, une baisse inattendue et forte de "Candy Crush" dans la dernière partie du trimestre", explique d'ailleurs au 'Wall Street Journal', Riccardo Zacconi, le patron de King Digital. Et si le groupe développe de nouveaux jeux destinés à prendre le relais du best-seller (Pyramid Solitaire), leur croissance est encore loin d'atteindre les niveaux espérés... La société possède pourtant une base de joueur à faire pâlir certains concurrents puisqu'il revendique désormais 345 millions d'utilisateurs uniques mensuels, soit 78% de plus qu'au deuxième trimestre 2013. Il offre également plus de 190 jeux exclusifs sur son site et sur des plateformes mobiles telles que l'Apple App Store, le Google Play Store, l'Amazon Appstore et Facebook. Le marché chinois comme eldorado? Mais reste désormais à l'entreprise à monétiser davantage cette audience et ce catalogue. Le coup de pouce viendra peut-être de Chine où elle vient de lancer une version chinoise de Candy Crush, en partenariat avec Tencent Holdings. Des résultats décevants En attendant, le groupe anglo-suédois a enregistré au deuxième trimestre un bénéfice net de 165,4 M$ ou 52 cents par titre contre un profit de 125,9 M$ ou 39 cents par action un an plus tôt. Le bpa ajusté est ressorti à 59 cents, en ligne avec les attentes. Et si le chiffre d'affaires a bondi de 30% à 593,6 M$, les analystes espéraient davantage (609 M$).  Sur l'ensemble de l'exercice 2014, la firme vise désormais des réservations brutes comprises entre 2,25 et 2,35 milliards de dollars contre une précédente fourchette allant de 2,55 à 2,65 Mds$.