Journée de grève mardi dans les écoles primaires parisiennes

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Journée de grève mardi dans les écoles primaires parisiennes
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Les syndicats d'enseignants protestent contre les nouveaux rythmes scolaires.

C'est demain mardi que sera présenté le projet de loi pour la refondation pour l'école, en Conseil des ministres. A cette occasion, des syndicats d'enseignants appellent à la grève dans les établissements primaires parisiens : ils protestent contre les nouveaux rythmes scolaires. Une journée d'action nationale est également prévue mercredi à l'appel d'une intersyndicale qui réclame le report de la mise en œuvre de la semaine de 4 jours et demi officiellement prévue pour la rentrée 2013.

"Changer les rythmes scolaires"

François Hollande s'est engagé en octobre à procéder à une refonte de l'école, mais via des changements structurels plutôt qu'une énième réforme. "Il faut changer les rythmes scolaires mais pas n'importe comment", estime le SNUipp-FSU, premier syndicat des enseignants du primaire, qui prévoit d'adresser mercredi 101 interpellations pour "un vrai changement" au ministre de l’Éducation Vincent Peillon. "L'actuel projet n'est pas satisfaisant : aucune garantie d'un périscolaire gratuit et de qualité pour tous, possibilité de modifier les rythmes scolaires sans passer par les conseils d'école, aucun geste en terme de revalorisation des enseignants prenant en compte notamment les coûts engendrés par le passage à 4,5 jours", déplore le syndicat.

Fonds spécifique

Le SNUipp-FSU, qui prône un report de la mesure à la rentrée 2014, se dit toutefois ouvert à des modifications dès 2013 "dans la mesure où les conditions de réussite seraient réunies localement et que ces propositions émaneraient des conseils d'écoles". Le projet de décret du gouvernement montre que les communes ont jusqu'au 8 février pour saisir le département et demander un report d'un an de l'entrée en vigueur de la réforme, soit à la rentrée 2014. Un fonds spécifique de 250 millions d'euros sera débloqué cette année pour aider les collectivités à financer la prise en charge des enfants pendant les heures réaménagées par la réforme.