Jean-François Copé a-t-il favorisé des proches sur les comptes de l'UMP ?

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Jean-François Copé a-t-il favorisé des proches sur les comptes de l'UMP ?
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D'après 'Le Point', le président de l'UMP aurait fait appel à une agence de communication fondée par des proches pour l'organisation des meetings de 2012, malgré des tarifs très élevés.

Chère, très chère campagne présidentielle... Huit millions d'euros. C'est la somme qui aurait été versée par le président de l'UMP, Jean-François Copé à deux de ses proches collaborateurs, dirigeant Event & cie, filiale événementielle de Bygmalion, pour avoir organisé les meetings de la campagne présidentielle de 2012. Le magazine 'Le Point', qui révèle l'information, indique que les frais facturés "atteignaient parfois le double des tarifs habituels". "C'est un coup monté (...) de manière absolument immonde (...) c'est un tissu de mensonges ", a dénoncé Jean-François Copé. "Tout cela donnera lieu à une réponse devant les tribunaux", a-t-il prévenu sur i-Télé. Les comptes de l'UMP dans le rouge Pourtant, au même moment, les comptes du parti politique étaient dans le rouge. "Tout le monde savait pour Jean-François Copé : c'est la raison pour laquelle je n'ai pas participé au Sarkothon", a écrit sur son compte Twitter le député UMP Lionel Tardy. 'Le Point' rappelle en effet que, suite à l'invalidation des comptes de campagne par le Conseil constitutionnel en juillet dernier, l'UMP a fait appel à ses sympathisants pour renflouer ses caisses, à hauteur de 11 millions d'euros... Des amis de Jean-François Copé Le président du parti politique aurait-il cherché à faire une faveur à ses proches ? 'Le Point' explique que dès la création de Bygmalion en 2008, Jean-François Copé, alors président du groupe UMP à l'Assemblée nationale puis secrétaire général du parti aurait eu recours à plusieurs reprises à l'agence de communication pour passer commande. Bastien Millot et Guy Alves, fondateurs de la société sont proches de lui. " Ils ont travaillé plus de dix ans à ses côtés, d'abord à la mairie de Meaux, puis à son cabinet chaque fois où il a été ministre", écrit le quotidien.