Jean-Claude Junker assure que le MES entrera en fonction dès le mois prochain

  • A
  • A
Jean-Claude Junker assure que le MES entrera en fonction dès le mois prochain
Partagez sur :

Le Mécanisme européen de stabilité (MES) sera opérationnel dès le mois d'octobre, maintenant que la Cour constitutionnel allemande a validé le mécanisme, a indiqué le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Junker, ce vendredi. Pas de contribution supplémentaire, sans accord préalable Les juges suprêmes allemands ont cependant fixé une limite à l'implication financière de l'Allemagne, qui ne devra pas dépasser 190 milliards d'euros. Une augmentation de ce montant ne sera possible qu'avec l'approbation du Parlement allemand. Sur ce point, Jean-Claude Junker s'est voulu rassurant : "Nous nous sommes tous accordés sur le fait qu'aucune disposition du traité ne saurait être interprétée comme débouchant sur une hausse de contributions pour les membres du MES sans accord préalable de leurs dirigeants", a -t-il déclaré à l'occasion de la conférence qui a suivi la réunion de l'Eurogroupe, ce vendredi à Nicosie (Chypre). 32 milliards d'euros d'ici octobre En outre, les Etats membres vont verser 32 milliards d'euros en deux tranches d'ici le mois d'octobre pour que le MES soit doté de sa capacité initiale de prêt de quelque 200 milliards d'euros. Pour mémoire, l'Allemagne est le principal contributeur au mécanisme de sauvetage de la zone euro avec une part de 27,1% de l'effort consenti par les pays européens, ce qui correspond à un apport en capital de 21,7 milliards d'euros et à des garanties portant sur 168,3 milliards. La France, deuxième contributeur du plan, est engagée à hauteur de 20,4%, soit 16,3 milliards en capital et 126,4 milliards en garanties. L'Italie complète le podium. 500 milliards d'euros à terme Le MES qui prend la suite du FESF, devait initialement entrer en vigueur cet été. A terme, il doit être doté de 500 milliards d'euros. Un montant qui pourrait vite se révéler insuffisant si l'Espagne ou l'Italie venait à demander de l'aide. Or, avec la décision de la justice allemande, tout relèvement nécessiterait l'aval du Parlement allemand.