Internet Explorer au coeur de l'enquête antitrust contre Microsoft en Chine

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Internet Explorer au coeur de l'enquête antitrust contre Microsoft en Chine
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L'Administration d'Etat pour l'industrie et le commerce (AEIC) a annoncé ce mardi qu'elle soupçonnait Microsoft d'un manque de transparence.

Le navigateur internet Explorer et le lecteur multimedia Media Player sont au coeur de l'enquête antitrust visant Microsoft en Chine, lancée au mois de juillet. L'Administration d'Etat pour l'industrie et le commerce (AEIC) a annoncé mardi qu'elle soupçonnait Microsoft d'un manque de transparence sur les ventes de son système d'exploitation Windows et de la suite logicielle Office, mais elle a ajouté que le groupe américain s'était dit prêt à coopérer. "L'enquête se poursuit et ses résultats seront rendus publics en temps voulu", a déclaré Zhang Mao, le directeur de l'AEIC, lors d'un point de presse à Pékin, repris par l'agence Reuters. Pas une première Ce n'est pas la première fois que Microsoft fait l'objet d'une enquête de ce type, même si cette fois c'est Pékin qui hausse le ton. Dans les années 1990 et 2000, quand Windows était ultra-dominant sur le marche, le regroupement du système d'exploitation avec le navigateur Explorer et le lecteur Media Player avait déclenché des enquêtes des autorités de la concurrence aux Etats-Unis et en Europe. Le groupe avait conclu en 2001 un accord amiable avec le département américain de la Justice, puis écopé en 2004 d'une amende de 497 millions d'euros infligée par la Commission européenne, amende portée par la suite à près de 1,4 milliard d'euros, avec injonction de proposer une version de Windows sans Media Player. Offensive protectionniste ? Les enquêtes antitrust se sont multipliées ces derniers mois en Chine, à l'encontre du fabricant de puces Qualcomm ou du constructeur automobile Mercedes-Benz, agitant le spectre d'une offensive protectionniste des autorités. Au total, d'après l'AEIC, neuf enquêtes ont été ouvertes cette année à l'encontre des secteurs des logiciels, du tabac, des télécommunications, de l'assurance, du tourisme et des services aux collectivités. Les entreprises concernées sont aussi bien chinoises qu'étrangères, publiques ou privées.