Internet : Bercy chercherait à discipliner la publicité pour le haut débit

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Internet : Bercy chercherait à discipliner la publicité pour le haut débit
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Du nouveau avant la fin de l'année ?

Suite à la sévère mise en garde de l'Arcep à Free, mardi, le gouvernement se préparerait à encadrer la publicité pour l'accès à internet à haut débit... Selon 'Les Echos' du jour, la direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF) ainsi que les ministres délégués Benoît Hamon (consommation) et Fleur Pellerin (économie numérique) travaillent à la rédaction d'un arrêté réglementant la publicité sur les débits d'internet à haut et très haut débit.   Avant la fin de l'année   Le texte devrait instaurer une normalisation de la communication sur les débits afin d'éviter les abus, de plus en plus frappants des fournisseurs d'accès à internet (FAI). L'arrêté devrait être publié d'ici à la fin de l'année, précise le quotidien... Mardi, l'Arcep, le gendarme des télécoms, a fustigé les dernières annonces de Free (groupe Iliad) concernant ses offres à très haut débit fixe. Le deuxième FAI français promettait en effet de "révolutionner" le très haut débit, en proposant à ses abonnés Freebox Révolution un débit en fibre optique de 1 Gbit/s, présenté comme "le plus rapide en Europe". Free proposait aussi à ses abonnés ADSL éligibles un débit descendant pouvant atteindre 100 Mbit/s en VDSL2 (version améliorée de l'ADSL).     Sans précédent   Ces promesses sont jugées trompeuses par l'Arcep, qui a souligné dans un communiqué sans précédent, que la vitesse en VDSL est basée sur des "résultats purement théoriques (en laboratoire) qui ne correspondent pas à des services pouvant être effectivement offerts au grand public". Quant à l'offre en fibre optique, elle dépend de la qualité du coeur de réseau de Free, et il est peu probable que la vitesse réelle atteigne 1 Gbit/s.   Calculs théoriques   Free a réagi en renvoyant la balle dans le camp de ses concurrents : Maxime Lombardini, le directeur général d'Iliad, la maison mère de Free, a ainsi déclaré aux 'Echos' que "nous aimerions que la vigilance de l'Arcep s'exerce avec la même rigueur vis-à-vis des offres des autres opérateurs et notamment en ce qui concerne la 4G". Ainsi, Orange, SFR et Bouygues Telecom annoncent, avec la 4G, des débits maximum compris entre 115 Mbit/s et 150 Mbit/s, qui sont eux aussi des issus de calculs théoriques, la vitesse réelle étant fonction du nombre d'abonnés se trouvant simultanément en ligne...   Selon une étude de la Commission européenne publiée fin juin, la plupart des FAI européens ont tendance à gonfler les vitesses promises à leurs clients. En Europe, le débit réel serait égal à 60% de celui communiqué dans les publicités des opérateurs. Et la France arrive en queue de peloton avec une vitesse réelle représentant seulement 40% du débit vanté par les publicités, selon cette étude...