Immobilier : les taux des crédits ne devraient pas subir de remontée brutale

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Immobilier : les taux des crédits ne devraient pas subir de remontée brutale
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Compte tenu de la politique monétaire accomodante de la BCE, les établissements bancaires devraient simplement procéder à de léger ajustements...

Les ménages désirant acquérir un bien immobilier à court terme se montrent aujourd'hui inquiets face à la remontée des taux d'intérêts. Chaque mois, les barèmes proposés par les banques ont désormais tendance à être révisés en hausse et même à un rythme de +0,1% par mois, le co�"t d'un emprunt commence à s'alourdir significativement depuis le printemps 2013 où les taux étaient au plus bas et les décotes très faciles à obtenir. Certains acquéreurs qui étaient "limite" il y a quelques mois peuvent même se voir aujourd'hui refuser le budget souhaité, d'autant que les banques rechignent de plus en plus à financer sur des longues durées (supérieures à 20 ans). Nouvelle hausse en octobre La plupart des courtiers observent par exemple en ce mois d'octobre une hausse de 0,1% des taux proposés par les banques, autour de 3,1% en moyenne sur 15 ans et 3,4% sur 20 ans. Le mouvement reste encore hétérogène puisque certaines banques ont augmenté leurs taux jusqu'à 0,2% alors que quelques unes ont abaissé leurs grilles de 0,1%. Ces différences tiennent au fait que certains établissements ont atteint ou sont proches de leurs objectifs commerciaux 2013 tandis que d'autres restent en retard. Les premières sont donc désormais moins enclines à rogner sur leurs marges contrairement aux autres qui doivent encore attirer les clients. Des banques plus rigides Si les banques prêtent toujours, elles sont plus vigilantes sur la qualité des dossiers et se montrent plus rigides sur certains critères, remarque d'ailleurs le courtier Credixia. Toutes les banques ne sont pas aussi actives dans la production de crédit immobilier. Il faut donc vraiment comparer les offres des différents acteurs car les différences peuvent atteindre plus d'un demi-point pour un même profil entre deux établissements différents, recommande Ma�"l Bernier d'Empruntis. Politique monétaire accommodante Les scénarios d'évolution des taux dans les prochains mois restent bien s�"r liés à l'évolution des taux de marchés, les OAT 10 ans étant le principal indicateur surveillé par les banques. Depuis la mi-septembre, les OAT ont reflué sous les 2,5% et la réunion de la banque centrale européenne a confirmé cette semaine que la politique monétaire accommodante va se poursuivre. Les taux directeurs resteront donc bas pour une période prolongée et une ultime baisse à 0,25% (0,5% aujourd'hui) n'est pas exclue. Pas de remontée brutale en vue Ce mouvement pourrait inciter un certain nombre d'établissements à maintenir des taux bas, en attendant la fin du deuxième temps fort de l'année immobilière, un bon nombre ayant d'ores et déjà réalisé de légers ajustements à la hausse des taux depuis juin, estime le Président du courtier EmpruntDirect, Alban Lacondemine. Pour le courtier Credixia, il n'y a aucune raison de prévoir une  importante hausse des taux dans les prochains mois, sous réserve d'évènements extérieurs en France et en Europe. La récente baisse du taux de l'OAT 10 ans permet de rester optimiste pour les semaines à venir et de réaffirmer que la remontée devrait être très progressive, note Hervé Hatt, le Président de Meilleurtaux.com. Mais si les OAT repartent à nouveau à la hausse, les banques suivront sans aucune hésitation, prévient Empruntis.