Immobilier : les taux d'emprunt donnent encore des signes de remontée

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Immobilier : les taux d'emprunt donnent encore des signes de remontée
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La banque centrale américaine entretient le suspense sur le timing des réductions d'injection de liquidités attendues dans les prochains mois, mais les marchés obligataires ont déjà intégré le message, ce qui a provoqué une remontée progressive des taux à 10 ans aux Etats-Unis. Le mouvement s'est accéléré ces derniers jours avec des "fed funds" autour de 2,9%, ce qui ne peut qu'en entraîner les taux européens dans le même sens. En conséquence, les taux à 10 ans de la France (OAT) sont repartis à la hausse depuis la mi-ao�"t pour revenir à environ 2,5%. Concurrence entre banques Ce contexte de renchérissement du co�"t des ressources financières pour les banques risque donc d'entretenir la remontée des taux d'intérêt demandés aux particuliers pour leurs emprunts immobiliers dans les prochains mois. Les grilles de septembre pourraient ainsi confirmer le mouvement déjà observé en juillet-ao�"t même si la concurrence entre établissement bancaires pour attirer de nouveaux clients limite toujours l'ampleur de la hausse, en particulier en cette période de rentrée qui constitue, après le printemps, le deuxième temps fort de l'année pour les achats dans l'immobilier. Une probabilité forte de hausse dans les prochains mois La société de courtage en prêts immobiliers ACE juge que la probabilité est forte d'assister à une hausse des taux d'ici la fin de l'année. Ce scénario est le plus probable, compte-tenu du contexte économique actuel de la France et plus globalement de la zone Euro. Chaque mauvaise nouvelle sur l'économie des pays de l'Union Européenne fait planer un risque d'augmentation des taux, analyse le courtier. ACE privilégie un scénario de hausse régulière et lente, de 0,1 à 0,2% chaque mois. ACE n'écarte pas néanmoins la possibilité d'un maintien des taux dans une fourchette comprise entre 3 et 3,5% pour les crédits sur 20 ans sur une période de 6 mois ou 1 an. Quant à voir les taux diminuer dans un avenir proche, ACE ne l'imagine pas même si cela n'est pas jugé totalement impossible.