Immobilier : les prix jouent toujours la résistance à Paris

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Immobilier : les prix jouent toujours la résistance à Paris
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Pourtant les volumes de ventes reculent...

La chambre des notaires de Paris observe toujours une résistance des prix de l'immobilier à Paris et en Ile-de-France malgré la baisse des volumes de transactions. "L'attentisme caractérise désormais le marché. Il s'accompagne naturellement d'une plus grande sélectivité des acquéreurs, les biens qui présentent des défauts peinent à trouver un acquéreur", observent les notaires. Vers les 8.570 euros le mètre carré... Comme ils l'évoquaient en juillet, les notaires confirment pourtant de nouveaux records de prix en vue à Paris en septembre. D'après leurs derniers indicateurs issus de leur base de promesses de ventes, le mètre carré à Paris pourrait grimper à 8.570 euros en septembre avant de refluer autour de 8.530 euros en octobre. On rappellera que Paris fluctue globalement autour de 8.400 Euros depuis novembre 2011. Les notaires soulignent d'ailleurs que les prix sont désormais stabilisés dans la capitale. La tendance reste similaire en Ile-de-France avec par exemple un prix moyen de 5.520 Euros le mètre carré pour les appartements tandis qu'une maison se négociait en moyenne à un peu plus de 308.000 Euros durant le deuxième trimestre 2012. ... Malgré la chute de svolumes de ventes Cette résistance des prix continue donc à ignorer la chute des volumes de transaction. D'avril à juin 2012, 30.490 logements anciens ont été vendus en Ile-de-France, soit une baisse de 22% par rapport au deuxième trimestre 2011 et même de 27% par rapport à la même période de 1999 à 2007. Dans Paris, 6.600 appartements seulement ont été vendus au deuxième trimestre 2012, 22% de moins que l'an dernier à la même période. Des besoins toujours élevés à Paris Cette surprenante résistance des prix, les notaires l'associent aux besoins en logements qui restent élevés en région parisienne avec un déséquilibre entre offre et demande qui concourt toujours à la stabilité actuelle des prix, tout comme l'effet valeur-refuge auquel les français sont attachés. Cependant, les notaires rappellent qu'il existe toujours un temps de latence avant que la baisse des ventes ne se traduise par une baisse des prix. Acquéreurs et vendeurs campent actuellement sur leur position et l'offre et la demande peinent à se rencontrer... Si une baisse des prix serait logique dans l'environnement économique et fiscal actuel, les notaires ne se risquent pas encore à en faire le pronostic en observant que le niveau des taux d'intérêt des emprunts est redevenu très favorable.