Immobilier : les notaires confirment de nouveaux record de prix à Paris

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Immobilier : les notaires confirment de nouveaux record de prix à Paris
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Les dernières projections des notaires donnent un prix moyen du mètre carré de 8.580 Euros en septembre à Paris...

Cet automne, la chambre des notaires de Paris entrevoit toujours de nouveaux records de prix de l'immobilier ancien. Les dernières projections des notaires issues de leur base de promesses de ventes donnent un prix moyen du mètre carré de 8.580 Euros en septembre à Paris, contre une estimation de 8.410 Euros en moyenne entre mai et juillet en s'appuyant sur l'échantillon plus large des actes de ventes. Les notaires rappellent donc qu'à Paris, les prix de l'immobilier restent dans une phase de résistance et de stabilisation puisqu'ils n'ont guère évolué depuis l'automne 2011 en oscillant autour de 8.350 euros. Baisse en Essonne et dans le Val d'Oise La tendance reste similaire en Ile-de-France avec par exemple un prix moyen de 5.540 Euros le mètre carré pour les appartements anciens (pour la période mai à juillet 2012), en hausse de 1% sur 12 mois. Quelques baisses de prix sont quand même observées dans les départements de l'Essonne et du Val d'Oise mais elles ne dépassent guère 1% par rapport à juillet 2011. Cette résistance des prix continue à ignorer la chute des volumes de transaction. De mai à juillet 2012, 36.000 logements anciens ont été vendus en Ile-de-France, soit une baisse de plus de 20% par rapport à la même période des deux dernières années. Dans Paris, 7.600 appartements seulement ont été vendus sur la période, 21% de moins que l'an dernier. Besoins toujours très élevés Cette surprenante résistance des prix, les notaires l'associent aux besoins en logements qui restent élevés en région parisienne avec un déséquilibre entre offre et demande qui concourt toujours à la stabilité actuelle des prix, tout comme l'effet valeur-refuge auquel les français sont attachés. Cependant, les notaires rappelaient à la mi-septembre lors de leur dernière conférence trimestrielle qu'il existe toujours un temps de latence avant que la baisse des ventes ne se traduise par une baisse des prix. Acquéreurs et vendeurs campent actuellement sur leur position et l'offre et la demande peinent à se rencontrer, une situation que décrivent déjà depuis plusieurs mois les agences immobilières de la capitale et qui explique donc la chute des volumes de transactions.