Immobilier : la rentrée réveille les inquiétude des Français

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Immobilier : la rentrée réveille les inquiétude des Français
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Une étude montre que leur sentiment oscille entre lucidité et résignation...

Une écrasante majorité de français (83%) estime qu'il est compliqué de trouver un logement en France. Un chiffre en hausse constante, puisque la proportion atteignait 75% en janvier 2013, selon le 3ème baromètre Ipsos-Nexity consacré au sujet. Sans surprise, "les locataires ressentent plus durement que la moyenne les difficultés d'accès à un appartement ou une maison : ils sont en effet 48% à juger qu'il est 'très' difficile de se loger", analyse l'institut de sondage. Les Franciliens sont également en première ligne, puisque 51% sont confrontés à la pression immobilière spécifique s'exerçant dans la région. Le co�"t de l'immobilier reste en tête des préoccupations, alors que les Français restent très préoccupés par leur pouvoir d'achat. Ainsi, "pour 42% des Français, leurs revenus leur permettent juste de boucler la fin du mois. Un tiers seulement parvient à mettre de l'argent de côté (34%) et près d'un quart (23%) vit sur ses économies ou à crédit", détaille Ipsos. Plus d'un Français sur trois (36%) a déjà d�" renoncer à changer de logement. Marges des promoteurs ? Leur diagnostic est sombre en cette rentrée : 77% d'entre eux pensent que les prix des loyers devraient progresser dans le neuf et 61% dans l'ancien dans les six prochains mois. Ils sont plus optimistes pour l'achat de l'immobilier ancien, et 39% des sondés prévoient même au contraire une baisse des prix (+4 points par rapport à janvier). Les Français ont également leur avis sur la hausse des prix dans l'immobilier neuf : "les marges des promoteurs sont aujourd'hui le plus souvent citées (par 52% des répondants, contre 39% en janvier et 43% en 2012 et 2011), notamment par ceux qui ont récemment cherché sans succès à déménager", écrit Ipsos. Elle se placent pour la première fois en tête, devant la raréfaction et la hausse du prix des terrains (48%, vs. 54% au début de l'année) et l'augmentation des co�"ts de construction (46%, stable depuis 2012). "Ce revirement s'explique peut-être par un amalgame entre les promoteurs et les agents immobiliers dont les tarifs ont largement occupé le terrain médiatique cet été", analyse l'institut de sondage.