Immobilier : la Fnaim s'inquiète de la chute de la production de crédit début 2012

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Immobilier : la Fnaim s'inquiète de la chute de la production de crédit début 2012
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Le premier trimestre a été marqué par un rééquilibrage des prix, une baisse de l'activité et un net ralentissement de la production des crédits...

La baisse des prix de l'immobilier ancien s'est confirmée au premier trimestre 2012... Pour la France entière, le repli - en variation trimestrielle - est de -0,6% et de -0,9% en province, d'après les données communiquées ce matin par la Fnaim. En Ile-de-France, les prix font de la résistance, enregistrant une légère hausse (+0,2%). Dans la capitale, ils progressent de nouveau (+1,3%), après avoir fortement reculé au quatrième trimestre (-6,3%) et suite à la flambée des prix rencontrée depuis fin 2010. Le marché de l'immobilier connaît donc un rééquilibrage en ce début d'année, certains prix de biens surévalués en 2010/2011 étant réajustés. "Certains propriétaires avaient décidé de surfer sur la vague de la hausse (...) Aujourd'hui 60% des biens subissent une réévaluation à la baisse (environ 10%) dans nos agences", a souligné le président de la Fédération d'agences immobilières, René Pallincourt. Pour cette année, la Fnaim vise toujours une baisse égale ou inférieure à 5% en France. Du côté de l'activité, après une année 2011 record, avec 858.200 transactions enregistrées, la Fnaim observe un ralentissement. Hors transaction dans l'ancien en province, les ventes ont reculé de près de 10% en moyenne nationale (marché neuf/ ancien Ile de France). Ce repli de l'activité s'accompagne d'un ralentissement plus marqué et "inquiétant" de la production de crédits, selon René Pallincourt. Entre janvier et février 2012, la Banque de France a en effet enregistré une chute de 40% de la demande de crédits à l'habitat. Une situation qui s'explique notamment par le durcissement des condition d'octroi. "On en parle peu mais elles existent !", a tenu à rappeler le président de la Fnaim. Le rabotage du dispositif Scellier ainsi que l'apport plus important des acquéreurs expliquent également cette décorrélation entre une baisse de la production du crédit nettement plus marquée que le recul de l'activité. Dans ce contexte, René Pallincourt s'est dit étonné que le logement soit absent dans les discours des candidats à l'élection présidentielle. ""J'ai envie de les interpeller!", a-t-il encore ajouté. "Il faut retrouver une incitation au bénéfice des primo accédants et de l'investissement locatif", qui représentent la grande majorité des transactions réalisées. A ce titre, le président a estimé que l'annonce de Nicolas Sarkozy qui consiste à abaisser de moitié les droits de mutation (les frais de notaire acquittés par l'acquéreur lors d'un achat immobilier dans l'ancien) "était de nature à rebooster le marché". Surtout, la Fnaim propose "le bail puissance trois" qui consiste à encourager le bailleur à pratiquer un loyer "social" en contrepartie d'une fiscalité non confiscatoire. Le dossier a été présenté à la plupart des candidats à l'élection présidentielle "qui semble-t-il, se sont passés le mot. Ils ont tous trouver le projet séduisant c'est tout (...) après il faut comprendre ce qu'ils entendent par 'séduisant'", a ironisé René Pallincourt...