Il n'y aura pas d'alliance EADS/BAE Systems

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Il n'y aura pas d'alliance EADS/BAE Systems
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Les Etats ne sont pas parvenus à un accord...

EADS et BAE Systems ont officialisé cet après-midi la fin de leurs discussions en vue d'un rapprochement. Les deux groupes ont publié un communiqué commun dans lequel ils réaffirment leur conviction qu'un rapprochement était fondé sur une logique industrielle forte, représentant une "opportunité unique" de créer un nouvel acteur. L'annonce a semble-t-il rassuré les investisseurs qui estimaient le pari risqué et les termes supposés du rapprochement trop favorables à BAE Systems. A Paris, l'action EADS bondit ainsi de 4,7% à 27,31 euros en milieu d'après-midi. EADS et BAE rejettent la faute sur les gouvernements Les entreprises rejettent la responsabilité de l'échec sur leurs gouvernements de tutelle, avec lesquels les discussions "n'ont pas atteint l'étape qui aurait permis de dévoiler tous les avantages du rapprochement et les données détaillées sur les activités communes", bien que les deux industriels se déclarent persuadés qu'ils auraient eu un dossier solide à présenter à leurs actionnaires. Des modalités commerciales déjà scellés entre EADS et BAE Les deux entreprises signalent malgré tout qu'entre elles, les modalités commerciales, juridiques, de gouvernance et stratégiques avaient déjà été scellées, comme la politique de rémunération des actionnaires, les synergies, économies et plan d'action. Mais il est apparu clair, durant les négociations, que les intérêts des actionnaires publics des deux sociétés ne pourraient converger. Le président de BAE, Ian King, se dit "extrêmement déçu" de cette issue, tandis que son homologue d'EADS, Tom Enders, partage de sentiment tout en étant "content d'avoir essayé". Les deux dirigeants assurent que leurs entreprises respectives ont les armes nécessaires pour mener à bien leurs stratégies en solo.