"Il faudra prendre des mesures sur ce régime chômage", admet Michel Sapin

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"Il faudra prendre des mesures sur ce régime chômage", admet Michel Sapin
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Au lendemain de la publication d'un rapport très sévère de la Cour des comptes

"Il faudra prendre des mesures sur ce régime chômage", a déclaré Michel Sapin sur RTL ce mercredi matin, au lendemain d'un rapport de la Cour des comptes très sévère à l'égard des politiques d'emploi menées en France. Les Sages notent notamment que la crise a mis à mal ce régime : "de 9 milliards d'euros en 2010, son endettement pourrait passer à 18,5 milliards en 2013", écrivent-ils. "Mais en même temps, qu'un système d'indemnisation du chômage soit déficitaire dans une période de gros chômage, c'est la nature des choses, c'est je dirais même un peu fait pour ça, c'est une sorte de stabilisateur automatique", s'est défendu le ministre du Travail. "Qu'il y ait une aggravation cette année, c'est normal." Les Sages analysent "le passé" Une négociation sociale doit se tenir avant la fin de l'année, pour plancher justement sur rétablissement des comptes de l'assurance chômage. "Les partenaires sociaux vont devoir examiner tous les paramètres", a estimé Michel Sapin. Ils "vont devoir (...) d'ici à la fin de l'année mener des négociations pour trouver des solutions qui permettent de revenir à un déficit raisonnable en période de chômage", a jugé le ministre. La Cour des comptes épingle aussi les contrats aidés, un système dans lequel la France est "championne d'Europe", estimant qu'ils coûtent très chers. Or le nouveau gouvernement a mis en place de nouveaux contrats aidés (contrats d'avenir et contrats de génération). "La Cour des comptes analyse le passé, avec la période de 2011 et le début de 2012, et elle a fait des critiques extrêmement pertinentes (...) Elle a dit qu'on ne met pas ces emplois aidés au service de ceux qui sont le plus dans la difficulté", a-t-il expliqué, renvoyant la balle à l'équipe de Nicolas Sarkozy, et défendant des emplois d'avenir ciblés sur les jeunes "sans emploi, sans formation, et pour une durée de trois ans".