ICE achète NYSE-Euronext pour 8,2 milliards d'euros

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ICE achète NYSE-Euronext pour 8,2 milliards d'euros
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InterContinental Exchange va proposer 33,12 dollars par action NYSE Euronext cotée à New York, soit une prime de 38% environ...

ICE et NYSE-Euronext confirment leur mariage... Les opérateurs boursiers vont se rapprocher dans le cadre d'un projet à 8,2 milliards de dollars. L'ICE va proposer 33,12 dollars par action NYSE Euronext cotée à New York, soit une prime de 38% environ sur le dernier cours coté. L'acquéreur honorera ce montant pour 67% en actions et 33% en numéraire. Numéro un mondial "L'acquisition va permettre de combiner deux opérateurs boursiers de premier plan pour créer le numéro un mondial des acteurs diversifiés sur des marchés comprenant l'agriculture et l'énergie, les dérivés de crédit, les actions et les dérivés d'actions", se réjouissent les deux entreprises, basées à Atlanta pour l'ICE et à New York et Paris pour NYSE Euronext. Les conseils des deux sociétés recommandent le projet de fusion. Les actionnaires de NYSE Euronext auront le choix entre 33,12$ en numéraire, ou 0,2581 action ICE ou une combinaison de 11,27$ de numéraire et 0,1703 action ICE par action apportée. ICE a prévu de dépenser un maximum de 2,7 milliards de dollars de trésorerie et 42,5 millions de ses propres actions, si bien que les apports seront remodelés en fonction de ces considérations. A l'issue de l'échange, les actionnaires de NYSE Euronext devraient détenir quelque 36% du capital de l'ICE. Paris encore plus marginalisée L'opération pourrait s'achever au second semestre 2013, après une batterie d'autorisations des autorités de la concurrence responsables. Les sociétés envisagent 450 millions de dollars de synergies en année pleine, dès la seconde année, et un effet positif sur le bénéfice par action dépassant 15% dès la première année post-transaction. La marque NYSE Euronext sera conservée, comme les sièges d'Atlanta et de New York. ICE entend maintenir un centre fort à Londres autour du Liffe. La place de Paris risque fort de se voir encore plus marginalisée par cet accord, d'autant que l'ICE a l'intention d'étudier la possibilité de procéder à une introduction en bourse de l'entité gérant les marchés d'Europe continentale, c'est-à-dire Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne, "si les conditions de marché et le contexte politique s'y prêtent".