Greenpeace envahit la centrale de Tricastin, Placé salue une "action citoyenne"

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Greenpeace envahit la centrale de Tricastin, Placé salue une "action citoyenne"
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"Cela montre qu'on rentre dans ces centrales extrêmement dangereuses un peu comme dans une passoire", estime le sénateur écologiste...

La dernière action des militants de Greenpeace, qui se sont introduits tôt ce matin dans la centrale nucléaire du Tricastin, dans la Drôme, a été saluée par le sénateur Europe Ecologie-Les Verts Jean-Vincent Placé, qui y voit l'"action citoyenne" de l'organisation écologiste. "Cela montre qu'on rentre dans ces centrales extrêmement dangereuses un peu comme dans une passoire", a-t-il déclaré au Micro d'Europe 1. Il a demandé au président François Hollande "la confirmation de la fermeture de la centrale de Fessenheim à l'automne". Sans ce gage, mais aussi un changement de "la fiscalité écologique" et l'amorce de la "transition énergétique", les Verts ne pourront pas rester au gouvernement, a-t-il estimé. Pas d'accès aux zones sensibles Des militants de Greenpeace se sont donc introduits ce matin dans la centrale de Tricastin, pour y déployer notamment des banderoles afin de réclamer la fermeture du site. Selon EDF, 17 d'entre eux avaient été interpellés à 8h30 par la gendarmerie mais d'autres restaient "accrochés" à des échelles ou des structures métalliques. "Entrés à 5h20, ils ont atteint les réacteurs en 15 minutes", a détaillé l'organisation écologiste, selon laquelle cette centrale nucléaire est l'une des "cinq plus dangereuses de France". Selon Greenpeace, qui parle de "plusieurs dizaines de militants", ces derniers ont pris position sur "les structures de chargement des réacteurs No1 et No3". EDF a démenti le fait qu'ils aient accédé à des "zones sensibles". L'Autorité de S�"reté Nucléaire a précisé pour sa part que l'événement n'a pas eu d'impact sur la s�"reté de l'installation.