Goodyear : les deux cadres libérés, Montebourg appelle les parties à solder le conflit

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Goodyear : les deux cadres libérés, Montebourg appelle les parties à solder le conflit
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Le ministre du Redressement productif s'exprimait au moment même où les deux cadres séquestrés étaient relâchés...

Alors que les deux cadres de l'usine Goodyear d'Amiens Nord, retenus depuis hier par des syndicalistes viennent d'être libérés, selon les informations relayées par 'France Bleu Picardie' sur son compte Twitter, confirmées par Reuters, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg s'est exprimé sur le sujet devant les députés, condamnant "fermement ces actes". Dans le même temps, la CGT a annoncé qu'elle occupait l'usine ajoute la radio. L'offre de Titan "toujours sur la table" Interrogé sur l'offre partielle de reprise proposée par Titan, Arnaud Montebourg a indiqué qu'elle était "toujours sur la table", mais pas en l'état actuel des choses... "Les conditions qui ont été posées par le repreneur sont que le conflit soit enfin soldé, ce qui n'est toujours pas le cas", a-t-il déclaré. Au mois d'octobre dernier, le ministre avait indiqué que le groupe américain était prêt à reprendre 333 salariés sur les 1.137 que compte l'usine. "Si M. Montebourg parvient à ce que la CGT et Goodyear se mettent d'accord et que Titan achète l'usine, nous avons bien l'intention de rester à Amiens-Nord plus de quatre ans", avait par ailleurs confié dans une interview au 'Monde' daté du 1er novembre, son patron Maurice Taylor, qui a dénoncé ce mardi l'attitude de la CGT. Indemnités de départ Une réunion devait se tenir mardi matin mais la direction a refusé de discuter sous la contrainte, exigeant au préalable la libération des deux cadres. La CGT, organisation syndicale majoritaire demande à Goodyear de revenir sur les mesures d'accompagnements proposés aux 1.173 salariés. Elle souhaiterait obtenir les dispositions prévues par le plan de départs volontaires du printemps 2012 mais qui a échoué l'an dernier, soit "80.000 euros pour les nouveaux embauchés et jusqu'à 180.000 euros pour les anciens, plus 1.500 euros par année d'ancienneté", a rappelé sur BFM Télé et RMC, le délégué CGT Franck Jurek. La fermeture du site Goodyear d'Amiens-Nord a été annoncée en janvier 2013, après des années de relations tendues entre les dirigeants de Goodyear et les syndicats.