Goodyear: le patron de Titan promet de "tenir parole"

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Goodyear: le patron de Titan promet de "tenir parole"
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Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebour doit remplir sa part du contrat : faire en sorte que la CGT et la direction de Goodyear trouve un accord...

Le patron du groupe américain Titan, Maurice Taylor, qui a fait une proposition de reprise de 333 emplois sur les 1.200 que compte l'usine de pneumatiques Goodyear d'Amiens-Nord, a promis de tenir parole, sous certaines conditions. "Une fois qu'on aura 'topé', je tiendrai parole" Interrogé par Europe 1, Maurice Taylor a relaté une rencontre qui s'est déroulée en ao�"t dernier avec le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qu'il qualifie de "gentil garçon". "J'ai dit à votre ministre 'vous devez faire en sorte que Goodyear et la CGT trouve un accord sur la fermeture", a-t-il expliqué."Votre ministre m'a alors demandé 'si j'y arrive, est-ce vous allez investir (...) créer un certain nombre d'emplois ? J'ai répondu 'aucun problème. Ce qui me connaissent savent qu'une fois qu'on aura 'topé' tous les deux, je tiendrai parole", a promis Maurice Taylor. "Le problème, c'est la CGT" "Le problème ce sont ces dirigeants de la CGT, il doit bien y en avoir qui ont un cerveau", a fustigé Maurice Taylor, connu pour ses attaques contre les syndicalistes... La CGT s'est dit prête cette semaine à négocier avec Titan mais à une seule condition : que l'ensemble des emplois du site soient sauvés. "Il n'est pas question d'accepter n'importe quoi, cela fait 6 ans que nous nous battons contre une multinationale qui fait d'énormes bénéfices et qui veut malgré tout détruire la vie de centaines de salariés, ce n'est pas pour qu'aujourd'hui nous bradions nos vies", écrit l'organisation sur son blog. Goodyear a annoncé en début d'année la fermeture du site d'Amiens-Nord. Une première tentative de reprise avait échoué au terme d'un échange de propos tendus entre Maurice Taylor et Arnaud Montebourg, au cours duquel le patron de Titan avait affirmé que les salariés français ne travaillaient "que trois heures" par jour pour "des salaires élevés".