Goodyear: le patron de Titan accuse les syndicalistes de faire du "kidnapping"

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Goodyear: le patron de Titan accuse les syndicalistes de faire du "kidnapping"
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Maurice Taylor avait proposé en octobre dernier une offre de reprise mais a plusieurs fois dénoncé l'attitude de la CGT.

Alors que les deux cadres de l'usine  Goodyear d'Amiens Nord - le directeur de la production et le directeur des ressources humaines - sont toujours retenus contre leur gré sur le site par des syndicalistes et des salariés de l'entreprise menacée de fermeture, le patron de Titan, Maurice Taylor dénonce une fois encore l'attitude de la CGT. "Kidnapping" Avec ce coup de force, le syndicat majoritaire veut obliger la direction à revenir sur les mesures d'accompagnements proposés aux 1.173 salariés. En outre, ils souhaiteraient obtenir les mesures prévues par le plan de départs volontaires du printemps 2012 mais qui a échoué l'an dernier. Le gouvernement n'a pas fait de commentaires sur la situation."Aux Etats-Unis, on appellerait ça un kidnapping. Ces gens seraient arrêtés et poursuivis (...) Mais en France, votre gouvernement ne fait rien, ça paraît fou", a-t-il déclaré au micro d'Europe 1. "Selon la loi française, si Goodyear abandonne son plan et que quelqu'un veut racheter l'usine, il sera obligé de réembaucher tous ces gens, c'est complètement stupide", a-t-il ajouté. Pour mémoire, en octobre dernier, Maurice Taylor avait formulé une offre afin de reprendre l'usine de pneumatiques. Il avait proposé de conserver 333 emplois sur les 1.200 que compte l'usine. Echanges tendus Goodyear avait annoncé début 2013 la fermeture du site d'Amiens-Nord. Une première tentative de reprise par Titan avait échoué au terme d'un échange de propos tendus entre Maurice Taylor et Arnaud Montebourg, au cours duquel le patron de Titan avait affirmé que les salariés français ne travaillaient "que trois heures" par jour pour "des salaires élevés".