Goldman Sachs veut toujours croire en la France !

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Goldman Sachs veut toujours croire en la France !
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"Nous trouvons que la position budgétaire de la France n'est pas particulièrement tendue par rapport à celle des autres pays notés triple A"

"Nous trouvons que la position budgétaire de la France n'est pas particulièrement tendue par rapport à celle des autres pays notés triple A, et que, même en cas de détérioration significative de l'environnement économique, nous pensons que le gouvernement n'aura pas de difficultés à servir la dette". Le commentaire émane de la recherche économique mondiale de Goldman Sachs, qui s'est interrogé sur la situation réelle de l'hexagone après les rumeurs le concernant. Pour autant, la banque d'affaires estime que cela le signifie pas que les autorités françaises doivent ignorer les avertissements du marché, car les problèmes de liquidités peuvent surgir même en cas de solides fondamentaux. "Un programme de consolidation crédible devrait aider à minimiser ces risques", selon Goldman Sachs. La banque a consacré quelques pages d'un "questions réponses" sur le pays à ses clients. Il en ressort notamment qu'elle pense que les objectifs de réduction du déficit à 3% du PIB en 2013 devraient être tenus sans trop de difficultés, car ils ne sont pas très ambitieux par rapport à d'autres nations européennes (qui ont accéléré leur désendettement). Cela explique sans doute pourquoi Nicolas Sarkozy a demandé à ses ministres de réfléchir à des économies supplémentaires, explique Goldman Sachs... Les économistes américains ne pensent pas non plus que la France a un problème de compétitivité spécifique, ainsi que le suggèrent certains investisseurs. Certes, le pays a perdu du terrain sur ce point avec l'Allemagne ces 5 dernières années, mais "tout le monde a perdu du terrain contre l'Allemagne !", et l'hexagone a plutôt mieux résisté que les autres. En outre, nos voisins avaient eux-mêmes perdu de la compétitivité dans les années 1990 et sont par conséquent en reconquête. En ce qui concerne le secteur bancaire, Goldman Sachs ne pense pas que le système français soit menacé. Au final, Goldman Sachs pense que "comme l'ensemble du reste du monde développé, l'économie française fait face à des défis structurels", comme plus spécifiquement "la taille globale du secteur public" et "l'âge de départ à la retraite trop bas". "Mais, comme nos simulations l'ont montré, l'abaissement de la dette est une haie facile à franchir pour la France et il faudrait être très pessimiste quant à la capacité des futurs gouvernements à répondre à ces problèmes pour mettre en question la capacité de la France à payer ses dettes", conclut la banque d'affaires.