Gad : "Pas de nationalisation en vue", indique Guillaume Garot

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Gad : "Pas de nationalisation en vue", indique Guillaume Garot
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En revanche l'Etat va aider la région à acquérir le site de Lampaul-Guimiliau qui doit fermer...

"Il n'y a pas de participation au sens 'prise de participation'" concernant les abattoirs Gad", a indiqué le ministre de l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, dans une interview accordée aux 'Echos'. "On n'est pas dans une nationalisation qu'elle soit totale ou partielle", a-t-il ajouté, alors que la justice a homologué le plan de continuation du groupe, placé en redressement judiciaire depuis le 27 février dernier. L'Etat en appui de la région mais pas de nationalisation Ce plan prévoit la fermeture de plusieurs sites, dont celui de Lampaul-Guimiliau qui emploie 850 personnes. "Ce qui compte c'est que le site industriel puisse redémarrer, quelle que soit l'activité je le redis (...)  Jean Marc Ayrault a souhaité que l'Etat puisse aider la région à l'acquérir", a rappelé Guillaume Garot. Le gouvernement compte pour cela s'appuyer sur l'établissement public foncier de Bretagne pour mettre le site à la disposition de la communauté de communes. Elle se chargerait ensuite de trouver les investisseurs. Affrontements sur le site Alors qu'une rencontre est prévue ce mercredi entre des représentants de la Cecab - dont Gad est une filiale - et les délégués syndicaux du site de Lampaul-Guimiliau, une cinquantaine d'ouvriers ont bloqué les accès du site avant d'être brutalement repoussés par quelque 200 ouvriers de cet abattoir qui ont quitté leur poste pour faire barrage aux manifestants et pouvoir continuer à travailler. Les salariés réclament une revalorisation de leurs primes de départ.